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C'est une descente aux enfers...

C'est un long chemin de deuil....

C'est une tombe introuvable....

C'est un pélerinage sur les traces d'un passé révolu...

C'est une prière ruminée...

C'est un souvenir de bonheur intense autodestructif....

C'est un être devenu imaginaire....

C'est un ange rapidement envolé....

C'est une LiKoRn transformant une vie....

C'est une vie désormais brisée...


Mardi 25 septembre 2007, 16h00

 
 
‘I’m with you’, Avril Lavigne
 

 
 
 
 

Une journée comme une autre : j’ai envie de ne plus exister.
Pourquoi suis-je si gentille avec les autres ? Me le rendent-ils ?
Je m’en fais pour untel et untel… Les pauvres, ils sont malheureux, ils ont des problèmes.
Je fais éponge, j’absorbe tous leurs problèmes, leurs petits potins, leurs petites histoires et tout ce que je peux.
Je partage leurs peines, elles me bâtissent, je deviens quelqu’un…

Mais au fait… Et moi ? Prennent-ils de mes nouvelles ?
Sont-ils à mon écoute quand je vais mal ?
Non, ils m’enfoncent encore plus.
C’est pas grave, grâce à eux, je deviens quelqu’un… (-impression-)

Tu recommences à sourire, à te confier, surtout à écouter et à aider.
Ils te demandent de les croire.
Ils paraissent sincères.
Alors tu les crois : « Ah j’les aime bien, ils sont gentils ».
QUE NENNI !
Un jour, tu te réveilles : tu t’es fait des idées, tu as cru que..., tu as pensé que…
Et bien non.
Finalement non, tu n’as aucune importance pour eux, et depuis le début en plus !

Mais que tu es aveugle !
Tu étais là seulement pour aider, mais on s’en f*ut royalement de toi !
 
T’as compris ?

Ancre toi ça bien profond dans ton petit cerveau :

TOUT LE MONDE S’EN F*UT DE TOI, TU N’ES… Attends, comment on dit déjà… tu n’es RIEN !

Ta seule amie : ta psy ? L’anpe ? Ton assistante sociale ? La concierge de ton immeuble ?

« Hohoho (fait le père Noël) ! Qu’est-ce que tu peux être naïve ! Tu as vu la vierge mon enfant ?
- Ouais sur un hamac en string en train de lire la biographie de Paris Hilton… Mais je n’ai pas encore vu le père Noël par contre…
- Non mais ne cherche pas tu ne trouveras pas ! Y’a personne, tu n’as personne et tu n’es personne ! »

Alors le petit scarabée que tu es se crée une session « pétage de câble » où tu te lâches quand t’en as marre de ta life, quand tout te saoule, quand tu es très prêt de la fin, quand tu demandes à ton voisin d'appuyer à ta place sur la gâchette qui est collée sur ta tempe droite (bon je ne te cache pas qu’il a autre chose de plus important à faire ce soir, y’a le PSG contre l’OL sur canal+), quand la bombe atomique est balancée dans ta face (comme par hasard hein elle n’aurait pas pu tomber ailleurs cette c*nne), quand tu es à deux doigts de monter sur le rebord de la fenêtre de ton 5ème étage et que tu sais qu'il n'y a personne pour te dire d'en descendre, quand tu ne veux plus mourir de peur que ta tombe ne soit jamais fleurie, quand tu finis par faire du tri dans tes contacts msn et téléphoniques en te répétant "Vive la vie", quand tu te lèves le matin en te disant: "et zut, encore vivant"...

 
Alors session pétage de câble :

Toute seule devant l'ordi ? Ouais.
Encore sur Internet à 2h du mat' ? Ouais.
L'ordi sur les genoux devant Cauet à la télé ? Ouais (mieux que Super Nanny, non ?)

Oh my god, mais qu'est-ce qui me pousse là sous mon popotin ? Des racines !!!
(Petite voix: "... et des ailes", ok pas drôle...)
Je prends racine les gars !
Je deviens un légume.
(Petite voix : "But you are already a vegetable baby")
Réponse de l'intéressée : merci de me le rappeler...

WOOO ! Qu'as tu bel inconnu à me lire et te dire : "Mais vous êtes fou?" (Ce à quoi je répondrais: "Oh oui!" (Spéciale cace-dédi à tous les ex-fan de Benny-B, rappeur bisounours des années 90 ;-) ))
 

Et d’ailleurs, Avril a beau chanter « I’m with you », et bien j’suis désolée mais j’vois Avril nul part dans ma piaule…

Mon lustre : ouf ! Et les idées deviennent plus claires tout d’un coup…
Puis la nuit, encore, trop vite.
Et le cycle se relance, la spirale se remet en état de marche…
L'autre qu'a rien compris à la vie !
Puis des larmes, encore et toujours…





prison-angel.jpg

On est tous des infirmes, des déglingués, des cœurs brisés, des malades imaginaires, des arriérés, des bornés et des rejetés en quête de reconnaissance.


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Jeudi 20 septembre 2007, 13h29

 
 
‘Kiss’, KoRn

 


 
 
 
 
Je hais ce monde, je hais autrui.

Les gens sont égoïstes, agressifs et aiment écraser les autres dès qu’ils en ont l’occasion…

Ah non, même sans occasion !

Sors dehors, si tu ne te fais pas agresser, tu te fais intimider.

C’est une vie ça ? Ah ouais bah non. En tous les cas ce n’est pas celle que je veux.

Parfois je me demande encore ce que je fais sur cette planète.

Merci de proposer de m’aider à appuyer sur la gâchette qui est collée contre ma tempe droite, je vous en suis très reconnaissante…

Toujours sortir dehors sur ses gardes, toujours être prêt à dégainer dès qu’un apprenti cow-boy te regarde de travers pour te provoquer, toujours s’habiller de façon à être comme tout le monde.

Internet ? Oulala non ! Ne m’en parlez pas ! On pense trouver des gens avec qui tout est plus facile. Bein non. Encore loupé ! Même sur Internet tu retrouves ces pseudo intellectuels qui se croient tellement plus intéressants, plus cultivés, plus updated et plus tout…

C’est eux les boss.

Mais ils n’ont que ça pour réussir, et le pire c’est qu’ils y arrivent. Ils détruisent les agneaux qui n’ont jamais rien perverti autour d’eux.

Non, ils les anéantissent tout simplement…

Ma prochaine expérience de groupe ? Alors ma prochaine expérience de groupe… Me prendre pour un tireur d’élite, m’inscrire sur un forum et dégommer tout sur mon passage.

 
 
 
Un texto : « Salut MM, comment vas-tu ? ».

Traduction -> Salut MM, est-ce que c’est toujours ton numéro ? J’ai besoin d’une bonne poire à qui raconter mes exploits de cet été.

MM : Tiens, un revenant. « Pas mal et toi ? »

Traduction de la bonne poire : Ah ça fait longtemps, c’est super sympa de penser à moi… Ecrit-elle avec un large sourire aux lèvres. (Attention ! Méfiance, méfiance, ça cache quelque chose ?!)

L’autre : « Bien bien. Ça fait un bail, j’ai trop de choses à te raconter ! J’ai besoin de tes conseils et services. »

Traduction : Bon tu comprends là, vu que t’es une bonne poire, faut qu’tu m’sortes de ma galère mais je suis une personne tellement géniale que tu ne me diras jamais non ! Et en plus j’ai besoin qu’tu m’dises que je suis une personne super intéressante à qui il arrive trop de trucs supers en comparaison avec ta p’tite vie minable que d’ailleurs je ne connais pas puisque je n’ai jamais pris le temps de connaître et puis m’y intéresser ne serait-ce qu’un peu ne me chante absolument pas. Et j’ai pas le temps de m’occuper des affaires de pauvres petites personnes comme toi.

MM : « Ok, no problem mate, I’m free this week, so call me when ya want »

Traduction : Bein oui, la bonne poire tient à garder son rang de bonne poire alors reste gentille. Pourquoi en anglais ? Et bien parce qu’elle ne pense pas du tout ce qu’elle répond alors elle l’écrit en anglais car n’est pas à l’aise avec l’hypocrisie en français (Get it ?).

En gros si elle l’avait écrit en français, ça aurait donné : « Ça fait un bail ? Ouais tant mieux et je ne m’en porte pas plus mal. Trop de choses à me raconter ? Je n’ai que f*utre de tes aventures à la c*n qui sont d’une bassesse incontestable. Mes conseils ? Mets les dans ton c*l, bien au fond à droite. Ouais là. Tu les sens ? ».

Bon allez, je suis gentille, je traduis ce que j’ai écrit en anglais :

« Ok, no problem mate » -> « Ok, cours toujours pour qu’on se voit imbécile aveugle ».

(Ah oui, il faut préciser que la bonne poire est trop gentille pour dire des gros mots bien gras. Parfois même elle les crée pour maintenir un certain niveau de rhétorique).

« I’m free this week, so call me when ya want » -> « J’ai rien à faire cette semaine mais toujours mieux que te voir, donc appelle moi quand tu veux, mon répondeur sera super heureux de prendre ton message ».

(Sans oublier que la bonne poire n’écoutera jamais ce message vocal qui sera forcément saccadé tout du long puisque l’autre l’appelle dans le métro histoire de rendre son voyage de chez elle à Châtelet moins long. Bé oui, c’est plus kOoL d’aller à Châtelet se faire dorer la pilule avec son slim, ses converses rose fluo, son polo rayé démodé ‘de quand papa était encore au lycée’ et la frange qui tombe dans les yeux devant les Tecktonikeurs et les nikeurs tout court chaussés de Nike qu’ils ont dérobé au magasin de pompes devant la fnac des Halles : « Mi j’fou jire m’sieur, ci pas moi ! »).

 

Tout ce que je sais désormais, c’est que les gens aimables (tiens dans aimables, il y a le mot amis, bizarre, non ?), ils ne sont pas ici… Ou alors ils sont là, mais ne sont pas d’ici…

 

poor-angel.jpg

…Overseas adventures' coming soon…


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Jeudi 13 septembre 2007, 10h37.

 
 
 

‘Sunday bloody Sunday’, U2

 


 
 
 

(Je suis rentrée vendredi soir. Mon appartement était propre et bien rangé.

 

Une lettre de proposition d'emploi m’attendait.

 

Une fleur était par terre devant mon ascenseur… D’accord ce n’était pas sept roses noires ni LiKoRn mais elle était là et je l’ai ramassée.)

 
 
 


DrapeauAusJap.GIF





Si ce voyage était… ce serait…
 

(*AUS=Australie, JP=Japon)

 
 
 
Un rendez-vous :
 
AUS :
Devant le Mac Do’
 
JP :
Au Starbucks coffee ou devant le chien Hachiko à Shibuya
 
 
A place to stay :
 
AUS :
BP (Back Packer = auberge de jeunesse)
 
JP :
Ryokan (= auberge de jeunesse) ou chez Jul’ à Roppongi
 
 
Une expression :
 
AUS :
G’day mate !
 
JP :
Dame dayo !
 
 
Une personne :
 
AUS :
Mark (UK, the real fan of Tottenham team), Josh (AUS, the Aussie lover), Toru (JP, do you speak English?)
 
JP :
Unisun (Hawaï, everybody’s a sun, time doesn’t exist), Hasuda (JP, kokoro de mada iru no), Toru (JP, et oui le même ! Do you speak English now?)
 
 
Un fou rire :
 
AUS :
Tout le voyage au travers Ayers Rock, surtout l’arrivée à Alice Springs quand Jul’ a dessiné le kangourou de la Qantas sur un avion à colorier et l’a donné à l’hôtesse de l’air en partant.
 
JP :
Avec AS dans la Ryokan à Hiroshima quand l’étrange coréen dans notre dormitory de huit personnes se faisait… plaisir pendant presque un quart d’heure puis s’est levé et s’est lavé la main…
 
 
Une pensée :
 
AUS :
Filou, Luna, Maman… LiKoRn.
 
JP :
Filou, Luna, Maman… LiKoRn.
 
 
Une boisson :
 
AUS :
Coca Light
 
JP :
Calpis, café moca
 
 
Un aliment :
 
AUS :
Tim Tam goût Vanille/toffee :-), Vegemite :-(
 
JP :
Anko :-), Nato :-(
 
 
Un fidèle :
 
AUS :
Le mouton que LiKoRn m’avait offert.
 
JP :
Le mouton que LiKoRn m’avait offert.
 


 
Un regret :
 
AUS :
Séjour pas assez long et la pluie sur Surfers Paradise.
 
JP :
Séjour pas assez long, ne pas avoir trouvé de cardigan "Tokyo" ou "Japon", le changement de nom du stade de mon club de gym (Shin-Yokohama International Stadium -> Nissan Stadium), le trop peu de temps pour faire un point sur nos vies depuis… avec Hasuda (JP) et le trop peu de temps pour revoir ma gym mate Satsuki-chan (JP).
 
 
Une passion :
 
AUS :
Les koalas (‘I want to take one with me to France’, ‘But koalas are useless, they only eat bambous the hole day !’, ‘I don’t care, they are so cute though !’)
 
JP :
Dance Dance Revolution, Drums Mania, Guitar Freaks (jeux d’arcade !!), puricura.
 
 
Une sensation :
 
AUS :
Solitude, je dérange…
 
JP :
Solitude, je dérange…
 
 
Une rencontre inattendue:
 
AUS :
L’aéroport de Bangkok !
 
JP :
Un groupe de punk-métal from L.A. Death By Stereo dans un resto à Shibuya en pleine tournée au Japon (‘Cheers guys ! Cheers Efrem!’), Lionel (FR, en ryokan à Tokyo : Merci le club Dorothée !)
 
 
Une rencontre mystique :
 
AUS :
Fil (notre guide à Ayers Rock, j’ai oublié son myspace !!)
 
JP :
Denis (NDL, my arcade player mate in Roppongi !)
 
 
Un sourire:
 
AUS :
Tous les aussies.
 
JP :
Devant les flashs des appareils photos le dimanche à Harajuku durant la session Cosplay.
 
 
Un temps fort :
 
AUS :
Sous les milliards d’étoiles et étoiles filantes dans le désert d’Alice Springs.
 
JP :
Dans le p’tit bouiboui de bar de cinq mètres carrés dans Shinjuku, en plein milieu d’une rue minuscule, (Merci MM pour les traductions !!)
 
 
Un moyen de transport :
 
AUS :
Le shuttle ou l’avion.
 
JP :
Le métro ou le shinkansen.
 


 
Un sentiment :
 
AUS :
Inattendu.
 
JP :
Légèrement déçue.
 


Un vêtement :
 
AUS :
En touriste pardi !
 
JP :
Jupe courte et hauts talons.
 
 
Une image :
 
AUS :
Un kangourou sautant à côté de notre camionnette sur le bord de la route.
 
JP :
Les horreurs de la bombe atomique à Hiroshima.
 
 
Une compagnie :
 
AUS :
La Qantas Airways !!
 
JP :
Tout sauf la British Airways, PLUS JAMAIS la British Airways.
 
 
Une envie :
 
AUS :
Perfectionner mon anglais, travailler pour la Qantas Airways.
 
JP :
Perfectionner mon japonais, retourner au Japon pour le travail ou en tant qu’artiste.
 
 
Une incommodité :
 
AUS :
Rhume, toux, sinusite, oreilles bouchées (‘On t’avait prévenue que c’était l’hiver là-bas, et que même si la journée le soleil tape très fort, la nuit on gèle !’)
 
JP :
Rhume, toux, sinusite, oreilles bouchées (‘T’as déjà oublié que tu attrapais froid avec l’air conditionné ?’)
 
 
 
Un effort :
 
AUS :
Comprendre l’accent des aussies et faire la joyeuse, de bonne humeur pour maintenir une ambiance parfois très lourde.
 
JP :
Reparler japonais et faire la joyeuse de bonne humeur pour maintenir une ambiance parfois très lourde.
 
 
Un coup de tête :
 
AUS :
Rallonger mon séjour à Gold Coast.
 
JP :
Changer mon retour Tokyo -> Paris en Tokyo -> Sydney.
 


Une fierté :
 
AUS :
‘You’re a fabulous jumper!’ said my surf’s teacher…
 
JP :
Mon speech devant l’assemblée Rotarienne à Asahi.
 
Une chanson :
 
AUS :
‘Here comes the sun’ des Beatles pour Ayers Rock, ‘With or without you' de U2 pour Gold Coast -> Tokyo
 
JP :
Le para para de ‘Hare Hare Yukai’
 


 

Et en ‘live’ : Regardez bien la taille des flics, en France même une armée de CRS ne les ferait pas bouger !!

 

 
 

 

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Jeudi 10 septembre 2007, 17h29.  




blblbl.gif


 
‘Here comes the sun’, The Beatles

    

Jeudi 09 août 2007 : Paris -> Londres-> Bangkok -> Sydney

 

Au-dessus des nuages, il y a le soleil. Je le sais.

Toute l’aile est enfermée dans un brouillard épais. Parfois même elle disparaît.

Au bout de quelques minutes, apparaît sous mes yeux ébahis un immense tapis blanc éclairé par le soleil.

Vous voyez, le soleil était là !

J’ai envie d’ouvrir le hublot et de sauter dedans. Dans les dessins animés, les nuages paraissent confortables… Je veux les essayer… Juste pour voir si c’est vrai…

 
« Egg or wrap ?
- Sorry ? »
 

Plus rien ! Mon tapis infini a disparu.

C’est le vide… Du bleu foncé. La Manche ?
 

« Would you like something to drink ?

- Water please. »
 

Oui, c’est la Manche… J’aperçois un ferry.

J’aperçois la côte britannique sous un tapis pâle de bleu, rose, blanc, jaune…

Comment ne pas contempler ce tableau sans l’imaginer être le berceau de l’impressionnisme ?

La Tamise et toutes les habitations bien organisées.

Nous croisons d’autres avions.

Je réalise que depuis que je suis en recherche d’emploi, je n’ai fait que voyager : Londres, Dax, Biarritz, Anglet, Berlin, Nantes et maintenant l’Australie et le Japon !! Avec une escale à Bangkok en Thaïlande.

 

Une heure de retard… J’avais oublié combien les anglais n’étaient pas polis… Et je suis effrayée de voir le personnel de l’aéroport londonien travailler avec le turban ou le voile…

 

Hublot, tout petit hublot. Au travers toi je me vois quitter le sol européen.

Zig puis zag…
Silence…
Prise d’altitude…

L’Angleterre en parterre de lumières…

 

-Bip-
Les hôtesses détachent leurs ceintures…

Et déjà deux personnes se pressent aux toilettes.

J’ai deux places pour moi !

Les lumières s’allument, le bruit s’amplifie…

… Et le noir. Le hublot renvoie le reflet des spots intérieurs de l’avion.

 

Bangkok… La Thaïlande… Je croyais voir quelque chose d’étrange… Mais c’est comme chez nous : les routes, les voitures, la circulation… Ils roulent à droite cependant .

Ah, quelques toits thaïlandais.

On sort de l’avion, il y a une odeur étrange.

Waouh, super la Thaïlande ! Enfin… L’aéroport !

Beaucoup d’étangs, de marres.
 

Une heure vingt de retard… Encore. Mais cette fois à cause d’une personne malade avant le décollage. Et pourtant on était bien partis. Et en plus, y’a des gens à côté de moi !!

 

Il est 18h45 heure locale. Nous allons bientôt décoller vers notre destination finale. Le jour tombe, un bébé commence à pleurer…

On décolle enfin. Un nuage de fumée (ou de pollution ?) recouvre la ville.

Et très vite plus rien. Déjà au-dessus de l’océan ?

 

Nous allons bientôt atterrir au pays des kangourous et des koalas… Il fait nuit alors qu’il est six heures du matin heure locale. Ah, mais ils sont en hiver ici c’est vrai…

 
 
 
‘With or without you’, U2


Mercredi 21 août 2007 : Sydney -> Tokyo

 

Ca y est, je vais partir de ce magnifique pays qu’est l’Australie. Si les français pouvaient être aussi friendly… Je n’ai plus envie de partir au Japon, non.

J’aurais dû réfléchir à deux fois avant de me précipiter sur mes billets d’avion… Je serais restée plus longtemps ici… Mais je reviendrai, ça c’est sûr… pendant leur été, durant notre hiver…

Je ne sais pas pourquoi, mais je reste silencieuse en voyant les lumières de Sydney devenir des petits points lumineux… Puis ils disparaissent au travers le brouillard…

 

Et le Japon vient enfin à nous… Enfin…

Je ne suis pas trop pressée non plus mais bon, ça y est, je suis plus prête du Japon que de l’Australie maintenant… J’appréhende aussi car beaucoup de souvenirs me reviennent… J’appréhende car je n’ose imaginer ce qui a changé en sept ans. Beaucoup trop de choses sûrement. A commencer par les japonais que je connais. Ils sont restés intacts dans mes souvenirs. J’ai peur de voir qu’eux aussi ont physiquement subit sept années, comme moi. Les petites de la gym ont dix-huit ans maintenant, l’âge que j’avais quand je les ai connues, mais pour moi, elles ont toujours dix ans et des petites queues de cheval.

Et mes familles d’accueil, le temps leur a t’elles donné des rides et des cheveux blancs ?

Quel enthousiasme à l’approche de cette terre qui ne m’impressionne plus en la survolant malgré cette perfection dans les découpages géographiques.

Mais je n’en reviens pas quand même : je vais retrouver cet immense stade, mon club de gym…

 
 
 
 
‘The Promise’, La leçon de piano


Vendredi 07 septembre 2007 : Tokyo -> Londres -> Paris

 

Ca y est, je rentre… J’ai un peu hâte d’être de retour, je ne me suis jamais sentie à ma place durant ces trois semaines, comme en trop, dérangeante, gênante voire ‘à faire disparaître’.

Je vais retrouver Paris, son métro, ses racailles et ses gens malhonnêtes et pédants. (Heureusement qu’ils ne sont pas tous comme cela !!) après un passage par Londres que j’appréhende particulièrement maintenant à cause de ces londoniens mal polis.

 

British Airways : PLUS JAMAIS ! 200 euros d’amende pour un bagage à main en trop car un seul bagage à main est autorisé avec leur compagnie, comme si mon sac à main était un bagage à main !! Tsss décidément ces anglais…

 
Bref, il est temps de rentrer…
 

Au revoir le Japon. J’ai quand même un léger pincement au cœur… J’ai l’impression d’avoir oublié de faire quelque chose… Ou alors j’ai simplement oublié de mûrir les souvenirs de mon Japon…

 
Le grand départ…
 
Décollage immédiat…

Au revoir, à bientôt qui sait… Petit Japon…

Au-dessus des nuages…
 

La grande différence entre le départ et le retour : bagage, confort, gentillesse du staff…

 

Le majestueux Mont Fuji : révérence…

Sa silhouette noire s’élève au-dessus des nuages blancs.

Je ne serai donc pas rentrée du Japon sans avoir salué le gardien du pays du soleil levant qui veille sur ses enfants… Tout en dormant…

 

Et voilà, Londres se rapproche de nous… A cette approche, mon sentiment est différent de celui que j’avais à l’aller.

L’Europe, ce vieux continent… qui s’enfonce dans sa routine et ses mauvaises habitudes…

Par contre, même vue qu’à l’aller : nous volons au-dessus d’un parterre blanc et voluptueux.

Très bizarre… Les nuages ont l’air d’être à moitié immergés. Leur dessus est blanc et leur dessous est beige.

Et nous transperçons ce silence blanc.

Vive l’été en Europe, il fait froid.

Il est presqu’une heure du matin au Japon, vendredi soir.

Roppongi, Shibuya, Shinjuku… Ca doit grouiller de monde, de lumière, de bruits encore…

 

Ca y est, décollage… Je m’endors, mes yeux sont trop lourds et ne me permettent pas d’admirer Londres de là-haut.

… Et enfin Paris de nuit…

Bientôt mon lit, les enfants (Filou et Luna)…

Et l’impression d’avoir vécu un rêve éveillé…

 
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Jeudi 09 août 2007, 10h52.

 
 
‘Le Grand Secret’, Indochine

‘Eat me, Drink me’, Marilyn Manson

 
 
 
-Il pleut, il pleut bergère-

Ça y est, c’est le jour du grand départ et la dernière utilisation de ma carte 12/25…

Dans quelques heures je vais m’envoler pour l’Australie puis dans une dizaine de jours je serai au Japon…

Ce fut donc le deuxième choix, le choix de dernière minute, le choix précipité.

 

Je vais m’éloigner de la vie léthargique que je vis depuis quelques mois, en particulier depuis le 24 mai 2007, date de « la rupture ».

Je prends racine, je vis au ralenti, alors que la vie elle ne m’attend pas. Elle fond trop rapidement et je n’arrive pas à m’y accrocher, elle glisse entre mes doigts et le long des lignes de mes mains.

Et moi je coule… J’essaye de garder la tête hors de l’eau en m’occupant de Filou, Snoopy et de leur nouvelle petite sœur Luna (Tao a disparu). Je retrouve le sourire en repensant à ce moment intense que fut le spectacle du Roi Soleil :

 
« La vie passe
Et je n’ai rien vu passer
La vie passe
Je n’ai fait que l’emprunter
Le temps passe
Je n’ai pas su l’arrêter
Et j’ai simplement oublié d’aimer »
 
 

Ce voyage ne peut être que bénéfique : loin de mes peines, loin de ces agressions intempestives dans le métro ou dehors qui me rendent malade et de plus en plus sur les nerfs…

J’emmène un peu de LiKoRn avec moi, je vais en pèlerinage, je vais en… pff, je ne sais pas…

 

A qui raconter mis à part à ma famille bien-aimée ? A personne.

J’ai pris conscience que les amis ça n’existe pas. On ne peut compter sur personne même sur ceux que nous croyions être les plus proches de nous...

 

A mon retour, un travail m’attendra dans ma boîte aux lettres, mon appartement sera propre et bien rangé, et LiKoRn m’attendra en bas de chez moi avec un bouquet de sept roses noires…

Ah, ça n’existe pas les miracles ?

 

Si le hasard fait bien les choses, alors nous nous croiserons quelque part dans Paris, dans le métro, au comptoir d’un café ou ailleurs dans le monde…

Je sais que nous nous reverrons, quand ce sera le bon moment…

C’est ce qui me fait survivre…
 



air-france-au-decollage-PPT.JPG


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