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C'est un souvenir de bonheur intense autodestructif....

C'est un être devenu imaginaire....

C'est un ange rapidement envolé....

C'est une LiKoRn transformant une vie....

C'est une vie désormais brisée...

  Jeudi 15 février 2007, 23h04.
Tout ce qui peut faire rêver
 
 
 
 
 
Je suis tellement seule, perdue et oubliée…
 
 

Je rêve qu’on me prenne dans ses bras, je rêve qu’on me dise « Je t’aime »…
Des choses aussi simples...

Combien de temps vais-je attendre encore… Je finirai par ne plus rien espérer.

 
Il ne me reste plus que mes rêves pour vivre :
 


Rêver de faire éclater ma bulle et aller me cogner à la vie avant que mon coeur ne se transforme en pierre (arrêter la vidéo à 4 minutes):






Rêver qu’un ange atterrisse dans ma vie :






Rêver que cet ange me devienne indispensable :

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Dimanche 04 février 2007, 01h31. 

‘JO92, Barcelone’, Tatiana Gutsu (UKR),

championne olympique

 


 




 
Heureusement que ma LiKoRn est là en ce moment...
Tout ce que j’ai construit depuis presque 26 ans…
 

Tout s’effondre petit à petit comme si je n’avais passé tant d’années à construire qu’un château de cartes… Un petit monument fragile que je répare à chaque fois qu’il s’effondre et qui est fait de passions, coups de cœur, rencontres, connaissances, joies puis déceptions…

 

Une grande partie est consacrée à mon sport.

 

La gym, ma passion, mon art… Je me suis sacrifiée à toi pendant si longtemps, pendant tant d’heures, je t’ai fait passer avant ma santé, ma vie sociale, avant beaucoup trop de choses. Et pour te satisfaire, j’ai forcé ma nature, mon squelette, mes muscles, alors que tout montrait que physiquement, je n’étais pas née pour toi, mais mentalement, je t’ai fait honneur.

 
 
 

Je me suis tellement donnée à toi… Et tu me l’as si rarement rendu.

 
 
 

J’approche de la fin de ma vie commune avec toi, et quand je regarde les années passées à tes côtés, je me dis que mes bonheurs, mes douleurs et mes humeurs ne passaient que par toi, que par ce que tu daignais m’accorder… En oubliant, voire reniant le monde autour de moi.

 

Ai-je eu raison de te porter aux nues comme je l’ai fait pour en arriver là aujourd’hui ? Ai-je réellement bien fait de te diviniser, de me dire que tu serais la seule chose qui m’apporterait l’envie de vivre ?

 

J’espère encore une reconnaissance de ta part, mais tu sembles m’avoir oubliée.

 

Je continue à tout faire pour que tu me remarques, mais tu ne me voies plus… Ou ne m’as-tu jamais vue ?

 
 
 

J’ai pourtant essayé à plusieurs reprises de me détacher de toi… en vain.

 

Tu es la seule chose qui m’apporte la satisfaction dont j’ai besoin viscéralement. Et pourtant, tu me cognes sur le corps pour me rappeler que je ne serai jamais ce dont j’ai toujours rêvé être. Un rêve, vers lequel j’entrevoyais parfois un chemin, se brisait en mille morceaux à cause de malchance en tout genre et extérieure à moi.

 

Et comme je te suis toujours fidèle, tu me cries dans les oreilles qu’il est trop tard, que la relève veut prendre ma place, que je ne suis plus au niveau et que je m’obstine pour rien.

 

Tu ne me laisseras pas une miette.

 

Tu essayes par tous les moyens de me montrer la porte de sortie, mais je te suis tellement dévouée qu’il m’est impossible de prendre un autre chemin que le tien.

 

Mais j’aimerais te demander de me laisser encore vivre au travers toi.

 

Je te supplie de me donner la reconnaissance que je mérite.

 

Alors à ce moment, je pourrai tirer une révérence, dans l’ombre, dans l’indifférence… avant de sombrer dans l’oubli le plus total… Et alors on m’oubliera, du jour au lendemain, comme si je n’avais jamais été ton adepte, et mon nom s’effacera, trop rapidement, des rares tabloïdes sur lesquels je me suis glissée à ton insu.

 
 
 
 


Au Japon...

 
 
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Jeudi 18 janvier 2007, 00h31.
 
‘Roulette’, SOAD
 
 
 
 
 

Ce n’est pas possible, je porte réellement la poisse depuis le nouvel an…

 

Comme s’il y avait des aimants qui m’empêchaient de faire des belles choses en me disant : « Allez, retourne dans ta p’tite vie pourrie m***ique ».

 
 
 

Un cocktail au rond point des Champs-Élysées avec des membres de l’Académie Française : sous le nez.

 

Les forums pour jeunes diplômés : sous le nez.

 

Ma validation rapide de mon année : sous le nez.

 
Stages de gym : sous le nez.
 

Audition de zik : sous le nez.

 

Plans bien préparés : sous le nez (car agression donc j’ai dû aller porter plainte au commissariat ; cuite trop abusée au réveillon donc collier cervical ; pas de remplaçante pour le salon donc je m’y colle).

 
 
 

Alors je rentre quand chez mes parents (mon p’tit Filou je t’aime mon bébé) ?

 
Je m’entraîne quand ?
 
J’y vais quand aux assedic ?
 
J’y vais quand au foot ?
 

J’y vais quand chercher un taf ?

 

A quoi cela sert il que je compose si au final l'audition est annulée ?

 
Je vois quand ma LiKoRn ?
 
 
 

Pfff, trop d’activités tue les activités.

 
 
 

Enfin bon, encore un post qui ne sert à rien si ce n’est pour m’énerver encore plus.

 

Et plus je m’énerve et plus j’écris mal : Voyez ! Ce post est abusivement mal écrit ! Et ça me soûle en plus !

 

Et ça me soûle autant que le trombone dans la poche de mon jogging de gym.

 

Ça me soûle autant que mon vernis à ongles mal enlevé.

 

Ça me soûle autant que de ne plus pouvoir mettre une pièce jointe dans mes mèls.

 

Ça me soûle autant que de devoir payer 6 euros un trajet en RER.

 

Ça me soûle autant que de devoir payer pour imprimer mes CV.

 

Ça me soûle autant que le changement de ce fichu code de pointage FIG.

 

Ça me soûle autant que d’allumer la télé et qu’il n’y ait aucun film ou émissions convenables.

 

Ça me soûle autant que les gens qui se disent être mes potes et qui en fait ne le sont pas du tout.

 

Ça me soûle autant que devoir sortir avec un grand sac avec moi pour mettre mes chaussures à talons dedans.

 

Ça me soûle autant que les incidents voyageurs dans le métro.

 

Ça me soûle autant que de m’auto soûler et de soûler les autres.

 

Ça me soûle autant que d’écrire ce post.

 

Ça me soûle autant que de m’apercevoir que la chanson est déjà finie.

 

Ça me soûle autant que les gens qui appellent en inconnu sur mon portable.

 

Ça me soûle autant que les bruits des voisins le matin qui me réveillent.

 

Ça me soûle autant que de passer trop de temps sur mon ordi.

 

Ça me soûle autant que de devoir monter mes cinq étages à pieds.

 

Ça me soûle autant que le désordre dans ma chambre toujours pas rangé.

 

Ça me soûle autant que les doigts de la fille sur la photo.

 

Bref, ça me soûle, tout me soûle et d’ailleurs je soûle tout le monde aussi.

 

Alors, soûlons nous ensemble : à la vôtre !

 
 
 

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Samedi 13 janvier 2007, 12h54.
 
‘Frozen’, Madonna
 
 



 
 
 
 
 
 

Je vais commencer proprement : Bonne, heureuse et belle année 2007 pour tout le monde.

 

Une année charnière commence, une année décisive d’un point de vue personnel mais aussi l’année des élections présidentielles, l’année de la coupe du monde de rugby.

 

 

Mais tout d’abord merci à tout ceux qui ont posté et qui me lisent mais également merci à toutes les personnes qui font que je suis encore en vie aujourd’hui notamment grâce à nos échanges de toutes sortes.


 

 
 
 

Bon allez, j’arrête là mon blabla.

 
 
 

Allez zou ! Un peu de ménage par là !

 
Il faut fermer la page 2006…
 

J’ai fait confiance à des personnes qui ne le méritent pas, j’ai également donné ma confiance à ces mêmes personnes, elles ont abusé de ma gentillesse et ce, du début à la fin 2006.

 

Je ne me ferai plus avoir avec ce genre de personnes, je ne ferai plus confiance à qui que ce soit et je n’attends plus rien de quiconque également.

Et surtout, je ne croirai plus aux belles paroles...

 

J’ai eu ma dose et en regardant bien l’année 2006 ce fut le summum des désillusions, des tombées des nues et des attrape-nigauds à gogo et à répétition.

 

Au moins, toutes ces histoires m’ont redonné ma « force » d’antan… au final… Il faut bien en tirer quelque chose de positif, non ?

 

Je vais finir par me réveiller pour de bon, sortir de mon cocon et déployer mes ailes. Je sens que c’est enfin le bon moment.

 

Qui a dit que je prenais de l’âge ? Non, j’évolue !

 
 
 

Et 2007 ? L’année commence (ou 2006 finit) par un baptême de cuite, un blackout total, deux visites aux urgences et une entorse cervicale.

 

Alors, j’ai mal fini l’année 2006 ou mal commencé 2007 ?

 

Un pote m’a dit : tu as mal commencé 2007. Si tu avais bien commencé l’année, cela aurait voulu dire que tu aurais passé un vieux réveillon (genre devant Arthur en différé ^^).

 
 
 

Alors mes résolutions de 2007 :

 
 - Réussir ce que j’entreprends,
 

- Prendre soin de ma famille et ceux qui le méritent (mais comment déceler ceux qui ne le méritent pas ?),

 
 

- Finir par m’accepter et profiter de la vie qui a défilée trop vite jusqu’à présent sans que je ne m’en aperçoive,

 
 - Réussir mes compèt’ de gym, foot, zik,
 
 - Bien commencer ma carrière,
 
 - Tourner mes scénarios qui sont toujours sur papier,
 

…. Et devenir la réelle « Jenny In Cage »… ?!?!

 
 
 
 
 

Bref, j’arrête ce post, il ne sert vraiment à rien au final… si ce n’est descendre d’un cran celui du « Coup de grâce ».

 
 
 
 
 

Je finis sur ces paroles de chanson, que j’aimerai mettre en scène… un jour :

 
 
 

“You only see what your eyes want to see
How can life be what you want it to be
You’re frozen
When your heart’s not open

You’re so consumed with how much you get
You waste your time with hate and regret
You’re broken
When your heart’s not open

Mmmmmm, if I could melt your heart
Mmmmmm, we’d never be apart
Mmmmmm, give yourself to me
Mmmmmm, you hold the key

Now there’s no point in placing the blame
And you should know I suffer the same
If I lose you
My heart will be broken

Love is a bird, she needs to fly
Let all the hurt inside of you die
You’re frozen
When your heart’s not open

Mmmmmm, if I could melt your heart
Mmmmmm, we’d never be apart
Mmmmmm, give yourself to me
Mmmmmm, you hold the key
…”

(Frozen, Madonna)

 

 

 

 

 


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  Du samedi 19 novembre 2005, 22h27 au 29 novembre 2006.
'How you see the World', Coldplay
(Avec les paroles de la première version)
(donc pas celle-là:)

 


 

 


 
 
 
 

("Récit" fini 10 jours avant nos trois ans de liaison)

 

L’erreur était là. Le silence et une légère honte en étaient les instigateurs et m’empêchaient de vite réparer cette erreur. L’irréversible venait de se produire. Il fallait en avoir le cœur net.

 

Après avoir rempli les formalités, l’attente fut longue. Mais le verdict, je le connaissais viscéralement. Un appel, la réponse glaciale au bout du fil. C’était désormais officiel, et il y eu cet effondrement de ma propre image et de mes idées.

 

Les pleurs ne me quittaient plus. Le désespoir non plus. Et lui, ou plutôt Elle, Elle était là, ne sachant que faire pour me rassurer. Je suis restée seule au téléphone avec ma maman. Je n’avais pas remarqué qu’en m’attendant, Elle était assise par terre dans le couloir, effondrée par la nouvelle. Les larmes de son cœur étaient silencieuses, je ne les ai jamais entendues.

 

Une série de questions et d’accusations allaient commencer.

 

Le temps m’était désormais compté, il fallait faire vite. Ma conscience s’absenta alors. Tout se fît machinalement. Je retournais tout contre moi et n’ai jamais vu la douleur en Elle. Ce spectacle L’a affaiblie, et ma haine grandissante la faisait saigner.

 

Il me fallait trouver une solution. J’allais avoir une réponse le soir même. Une aide ?

 

Elle m’a accompagnée, après tout, nous étions deux à avoir commis l’erreur.

 

Nous sommes entrés dans cette salle, comme deux enfants accusés d’avoir fait une bêtise.

 

La question évidente du bourreau : « Vous voulez le garder ? »

 

Notre réponse évidente : « Non ». Il n’a pas eu l’air d’apprécier et nous a fait un petit discours qui nous a intéressé que très peu.

 

Puis c’était à moi seule de passer sur la table. Il brandit froidement une sonde aussi grosse qu’un micro. J’ai crié. Non, j’ai hurlé et pleuré. Elle ne me regardait pas mais entendait ma douleur. Et le bourreau, fort de son discours et mécontent de notre décision en rajouta autant qu’il pouvait. Quelques minutes pour une éternité.

 

Fin du calvaire, il faisait toujours aussi froid. Il nous a laissé un numéro de téléphone et d’autres papiers.

 

Nous sommes partis. La soirée allait être bien longue, pas de gym et que de la réflexion, mauvaise pour ma part.

 

Comment ai-je pu être aussi aveugle à sa souffrance ? Je souffrais physiquement et lui mentalement. Mon corps était plein d’orages et d’éclairs et en lui, tout était gris, il pleuvait dans son coeur.

 

Dès le lendemain, j’ai dû appeler le numéro que le bourreau m’avait laissé. Je ne pouvais contrôler la sonorité de ma voix : tremblante, timide, effrayée. Mon interlocutrice a profité de ma faiblesse pour m’enfoncer encore plus. Personne ne comprenait mon désespoir. Dans la journée, maman toujours là, m’a donné une adresse. J’ai imprimé et en allant la chercher à l’imprimante : horreur, la salle était pleine, il y avait un cours. La peur est montée en moi : comment récupérer cette feuille ? Ma réputation était fichue, quelqu’un allait trouver cette feuille et tout le monde saurait.

 

Il me fallait trouver une solution miracle. J’entrepris de la chercher seule dans l’école : me jeter par la fenêtre et tomber sur le ventre. Je suis partie à l’aventure. Je L’ai laissée seule, sans nouvelle, à me chercher. Mais la gym ? Non, il me fallait une autre solution : les électrodes. Oui, c’est ça, il fallait que je tue ce mal toute seule, sans Elle. Après tout, c’était bien en partie de sa faute… Mais ça, personne ne veut l’entendre, toujours de la faute de la fille. La pauvre, si j’avais essayé de comprendre qu’Elle ne souhaitait que m’aider… Je ne l’ai jamais vu. Mais me l’a-t-Elle montré ? Non, je crois que chacun de nous s’est replié sur lui-même, je ne sais toujours pas quels sentiments s’entremêlaient et nous faisaient souffrir chacun de notre côté. Si seulement j’avais pu La faire parler, si seulement j’avais essayé de L’écouter.

 

Je suis donc partie de l’école sans prévenir et suis rentrée chez moi et me suis placée les électrodes sur le ventre et les reins. Elle s’est inquiétée. Elle s’est mise à me chercher partout. Elle est allée chercher cette feuille à ma place et a fini par me rejoindre chez moi. Elle a eu beaucoup de peine en me voyant avec mes électrodes, je ne savais pas encore que c’était Elle que je tuais et non ‘notre erreur’.

 

Quelques jours plus tard, nous rencontrions des personnes qui ont su nous rassurer sur notre démarche, trouver les mots justes et nous donner les bons numéros à appeler au cas où.

 

Je sentais quelque chose de bizarre en moi, il y avait quelque chose d’anormal, quelque chose clochait mais ne savais quoi. Pourquoi tout ce mal prématuré ? Ces malaises si intenses ? Pourquoi l’ai-je ressenti si fort dès le départ ?

 

Quand il posait tendrement ses mains sur mon ventre, je sentais alors que ce serait lui le père de mes futurs enfants, personne d’autre.

 

Le week-end suivant, je me rendais aux demi finales de gymnastique. Le souffle, j’en avais, mais mon dos ne suivait plus. A l’échauffement en poutre, j’ai chuté, ce qui a fait peur à tout le monde. Il fallait me rendre à l’évidence, je ne pouvais plus faire de souplesses arrières, mon dos se raidissait : déjà ?!?! Et entre chaque agrès, je le faisais travailler pour ne pas renouveler cette chute qui aurait bien pu m’être très dangereuse.

 

La semaine reprit son cours et l’échéance arrivait à grands pas.

 

Jour J1. Nous nous rendîmes après le stage à l’endroit indiqué.

 

Nous fûmes bien reçus, aucun jugement, que des femmes très aimables et quelques hommes aussi. Nous fûmes de suite reçus par une psychologue absolument gentille. Ensuite, vînt ma prise de sang, consultation médecin et une autre fois une sonde aussi grosse qu’un micro. Mais la psy était là pour me rassurer et me faire rire.

 

Quelques minutes d’attente plus tard avec Elle, le médecin et une infirmière désiraient me recevoir. Apparemment il y avait un problème. Ils s’étaient concertés pour se demander s’ils allaient m’en parler ou non. Le médecin voulait me tenir au courant mais l’infirmière craignait que cela ne me fasse changer d’avis. Finalement, ils ont décrété qu’il fallait que je sois au courant.

 
Ce n’était pas un mais deux.
 

Notre amour avait produit des BiKoRn…

 
Nos BiKoRn.
 
Nos jumeaux.
 
Nos petits amours.
 
Nos petits Anges.
 

Notre amour avait la force de produire des doubles.

 

Notre amour était donc grand, fort et beau.

 
Notre amour était fusionnel.
 

Deux graines de petites têtes blondes étaient le fruit de notre fusion.

 

Mais non, nous ne pouvions changer d’avis. Je me dirigeais donc vers le bureau de l’infirmière pour avaler mon premier comprimé mettant fin au développement. Ils n’étaient encore que deux petites boules de coton, mais j’allais mettre fin au fruit de notre Amour.

 

En revenant à lui, je lui annoncé la nouvelle.

 

Il en a pleuré : son rêve aurait pu se réaliser, et mieux : avec moi.

 

Nous sommes rentrés. Il fallait attendre le surlendemain pour finir ce que nous avions commencé.

 

Le soir même nous nous rendîmes au restaurant, aux chandelles : Nous décrétâmes que ce jour fut le jour des BiKoRn : le mardi 04 mai 2004, à jamais gravé dans ma mémoire… et mon cœur...

 

Ma LiKoRn craqua : des jumeaux ! Il en avait rêvé. Avoir deux petits blondinets jouant au foot. Ou deux petites blondinettes faisant de la gym… J’ai essayé tant bien que mal de le consoler, il pleurait. Moi, j’étais amusée par cela, mais contente de mettre un terme à ma souffrance. J’aurais dû plus prendre en considération les messages qu’il me livrait silencieusement.

 

Aucun signe ne se fit sentir jusqu’à la veille. Je commençais à me sentir mal et le stress grandissait, mais de toutes façons, Elle serait là, auprès de moi.

 
Le jour J2.
 

Nous nous rendîmes à l’hôpital, pour 8h précises. J’ai été admise la première.

 

On m’a faite entrer dans une petite salle où j’ai avalé deux comprimés et ai dû mettre une protection. Une piqûre s’imposerait si toutefois je me sentais mal, donc ce ne serait sûrement pas pour moi !! Puis, on m’a dirigée avec lui vers une autre salle où j’ai pu m’asseoir et m’allonger. Deux autres couples sont venus nous y rejoindre. Seul un auvent nous séparait. Nous avions la même cabine de WC. A l’intérieur, un pot pour chacune de nous trois afin de ne rien laisser ‘tomber’ dans la cuvette.

 

A ce moment-là, avec ma LiKoRn, nous commençâmes à parler. Comme deux enfants qui découvraient, nous pensions que nos deux allaient tomber comme par enchantement. Il fallait attendre entre deux et quatre heures, passé ce délai il fallait reprendre des médicaments. De toutes façons, j’allais forcément y passer !

 

Au bout de presque une heure, alors que j’avais hâte de voir comment je pouvais les ‘expulser’, je commençais à avoir froid, puis chaud, puis non froid. LiKoRn ouvra la fenêtre, mais non en fait j’avais envie de vomir, je me sentais vraiment mal. LiKoRn partit chercher l’infirmière de toute urgence. Il revînt vite pour me tenir un sac en plastique. A ce moment, j’ai commencé à vomir. L’infirmière arriva avec une seringue qu’elle me piqua dans la fesse gauche. A ce moment-là, j’ai commencé à me calmer. J’ai eu envie de dormir, j’étais très fatiguée, tout comme LiKoRn. Il me mit ‘The Golden Age of Grotesque’ de MM sur les oreilles pour pouvoir m’endormir. J’avais un écouteur et lui aussi. Je m’allongeais doucement, une couverture sur moi et lui à côté sur sa chaise, se détendit un peu. Il mit sa main entre ma joue et mon transat. Nous nous endormîmes comme cela.

 
 
 

Nous avons dû dormir presque une heure. Je me suis réveillée dans la même position que je m’étais endormie, avec une légère envie de soulager ma vessie, mais en ayant la flemme de le faire. Ma LiKoRn s’est éveillée à mes côtés, toujours la main sous ma joue. Le beau réveil, j’allais mieux.

 

Je me suis tout de même levée pour aller aux toilettes. J’ai mis la bassine sous moi et en soulageant ma vessie, j’ai entendu deux « ploc » à la suite l’un de l’autre. J’ai de suite regardé ce que c’était et là, dans la cuvette, deux espèces d’œufs, enveloppés et reliés entre eux par une sorte de film gluant ensanglanté. C’étaient eux : les BiKoRn. Ça y est, ils étaient sortis. Nos BiKoRn étaient là. Certains peuvent trouver ma réaction bizarre, mais je me suis sentie de suite bien, légère et surtout soulagée. Je suis allée chercher l’infirmière moi-même pour qu’elle puisse vérifier si c’étaient bien eux qui étaient là à me regarder et à me dire : « Pourquoi nous as-tu fait cela ? ». Et bizarrement, je crois qu’à cet instant je les ai aimé…

 

Qu’a fait LiKoRn en attendant ? Je ne le sais pas. De plus, je ne lui ai jamais demandé. C’est en écrivant ces lignes que je me le demande. Peut-être que lui se disait : « ça y est, l’aventure se termine, le secret des LiKoRn est révélé ». J’aurai aimé qu’il les voie.

 

A partir de là, tout s’est enchaîné, tout est flou. Je me souviens avoir croisé la gentille psy et lui avoir demandé de parler à ma LiKoRn, ma perle comme elle a su si bien la nommer.

 

 Puis des signatures, des permissions de dons à la médecine. J’ai fait signer LiKoRn également pour qu’elle se sente présente et qu’elle ait la reconnaissance de sa place.

 

A la sortie, Elle fuma, ce que je n’appréciais guère. Je ne comprenais pas dans quel état Elle se trouvait, je regrette avoir manifesté ce mécontentement inutile.

 

L’après-midi, nous devions assister à une soutenance d’élèves en école de commerce à la Défense.

 

J’allais vraiment mal, au bord de l’évanouissement, pâleur, toilettes (car ça continuait de couler)….

 

Enfin de retour, il me laissa… Pour aller à un concert sans importance auquel j’aurais dû me rendre. Je sais qu’il aurait préféré rester à mes côtés, mais il est vrai que je pouvais de ce fait rester tranquille à me reposer sans embêter personne.

 

J’ai reçu un texto de ma LiKoRn suite au mien où je lui demandais si tout allait bien.

 

Elle me répondit : « Mouiii, tout est bien et je t’….. »

 

Il avait bu. J’ai su par la suite que ce soir là, il s’était mis dans un état lamentable.

 

Mais pourquoi ne m’a-t-il jamais prononcé ces mots ou écrits en entier ? Toujours du sous-entendu ou très peu explicite...

 

Je crois que nous avions dû retourner à l’hôpital une ou deux fois quelques mois plus tard pour vérifier que tout se passait bien. Elle est venue avec moi, évidemment.

 

S’ensuivirent des périodes de ma vie indéfinissables, entre mal dans ma peau à cause des quelques kilos pris suite à cet évènement, donc rejets involontaires de LiKoRn, coups bas envers Elle qui ne méritait rien de cela… J’ai tout cassé, tout est de ma faute.

 
 
 

Maintenant, un lien invisible nous unit depuis. Ce moment fort que nous avons vécu ensemble dans la douleur et l’Amour.

 

Je la porterai toujours dans mon cœur, Elle a sa place… tout comme les BiKoRn.

 
Nous quatre…
 

Nous nous disions : si un jour l’accident ou un drame survenait à l’un d’entre nous, nous regretterions de ne pas avoir gardé les BiKoRn…

 
 
 

De là où tu te trouves, je t’aime ma LiKoRn et t’aimerai toute ma vie pour ce que tu m’as apporté, pour m’avoir appris à sourire et m’avoir appris à vivre.

 

Tu me manques tellement, tu as laissé un grand vide autour de moi, je me sens comme au bord d’une falaise ou en chute libre.

 

Reviens quand tu le souhaites, mon cœur, écorché, te reste ouvert.

 

 


 

 

 

 

 
 
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