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C'est une descente aux enfers...

C'est un long chemin de deuil....

C'est une tombe introuvable....

C'est un pélerinage sur les traces d'un passé révolu...

C'est une prière ruminée...

C'est un souvenir de bonheur intense autodestructif....

C'est un être devenu imaginaire....

C'est un ange rapidement envolé....

C'est une LiKoRn transformant une vie....

C'est une vie désormais brisée...

  Lundi 27 Novembre 2006, 14h08
 
 
« L’Apocalypse des Animaux »,
(La petite fille de la mer),
Vangelis

 

 
 
 
 
 
  
Je me noie.
 
Il n’y a aucune bouée de secours à portée de main.
 
Je suis seule et petite au milieu d'un vaste océan sans fin et si profond.
 
Noyée dans ma vie, noyée par la vie.
 
... Et si inutile...
 
 
 
Pour m’endormir, il fut un temps où j’imaginais un prince charmant venir me réchauffer.
 
Mais hier soir, ce n’était plus lui.
 
C’est LiKoRn qui est venue s’allonger tout près de moi, a posé une main chaude sur mon bras et me regardait : ses yeux remplis d’amour, un amour si lourd à porter qu’il débordait de ses yeux…
 
… Et je me suis endormie…
 
 
 
 
 
 

 

 

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Mardi 03 octobre 2006, 13h29.
 
‘U-Turn’, Aaron,

BO « Je vais bien ne t’en fais pas »


 

 
 
 
 
 

Finalement, l’envie d’écrire est plus forte que tout. Mais le contenu restera littéraire.

 

Je ne suis qu’une véritable loque. Les mêmes gestes le matin, le même but de la journée : réussir à me laver et décrocher de l’ordi avant le milieu de l’après-midi.

 

Je regarde par la fenêtre : même les ouvriers en jaune travaillant sur le futur tram se sont levés, eux, pour aller travailler…

 
 
 
 
(« Les Fleurs du Mal », Charles Baudelaire)
 
 
L’Ennemi
 
 
Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.
 
Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.
 
Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?
 
- O douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
 
 
 
 
 



« The Red Kerchief : Portrait de camille », Monet


 
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Dimanche 17 septembre 2006, 12h56.
 
‘Hurt’, Nine Inch Nails
 
 
 

 


 

 
 
 
 
 
Bonjour.
 
 
 

(La fin de quelque chose doit toujours être solennelle).

 
 
 

C’est la fin de ce blog, une partie de ma vie va se refermer sur elle-même.

 

Je posterai d’ici peu un récit que j’ai écrit l’année dernière et que je n’ai jamais eu le courage

de finir. Je le terminerai et le posterai, alors autant faire des adieux maintenant.

 
 
 

 C’est la fin de l’Attracteur Etrange, la fin de la LiKoRn. Je savais que cet être s’était envolé depuis assez longtemps, je ne sais plus quand exactement et n’ai pas envie de réfléchir à cela. Je continuais pourtant à m’accrocher à des vestiges de chair, des souvenirs aveuglants, des espoirs sans lendemain, un corps ambulant vide à l’intérieur…

 
Parti, partie…
 
Retrouverais-je un Attracteur Etrange en une autre personne ? Une LiKoRn en un autre être ?
 
Cette âme, ma sauveuse, a quitté ce corps pour aller ailleurs sûrement… ailleurs m’attendre…pour plus tard...
 
Cette âme restera mon éternelle LiKoRn, mon éternel Attracteur Etrange…
 
Elle est partie en laissant à sa place la personne réelle qui sommeillait dans ce corps, le temps de deux ans trois quart…
 
Non, moins.
 
Je ne sais plus.
 
Je ne veux plus savoir, je n’ai plus l’envie de calculer.
 
 
 
 
 

Au cœur de la nuit, visage bouffie, yeux gonflés, mascara coulant le long de mes joues, je me suis vaporisée le visage d’une pluie fine.

 
Je me suis essuyée.
 
J’ai relevé la tête vers le miroir, la lumière aveuglait.
 
Je me suis retrouvée face à moi-même.
 
L’intérieur de mes yeux était cramoisi et le bleu ressortait.
 
Mes joues se creusaient.
 
Mes cheveux se ternissaient au fur et à mesure que mes yeux se noyaient dans une vague salée.
 
Une odeur de néant m’a peu à peu envahie. Je me suis dit : « c’est la fin ».

 
Un souvenir, une envie de suicide… Soudaine… Qui me prend à la gorge, aux tripes.
 
 
 
Une éternelle perdante je resterai.
 
 
 
Sous mes yeux : le spectacle de la déchéance.
 
 
 
Je détourne le visage de ce tableau macabre.
 
 
 
 
 
Je retire mon chandail.
 
Une lueur d’espoir ?
 
 
 
 
 
Non, c’est la fin. La FIN.

 
Je vais laisser ce blog s’éteindre lentement, sans bruit, et couler vers les profondeurs des abysses.
 
Il va s’endormir, se consumer ou mourir, je ne peux prévoir son devenir.
 
Nul ne sait si je le réveillerai un jour, mais au moins ses ruines resteront là, et il demeurera comme un volcan dans l’attente d’un moment propice.
 


Et personne ne saura… Personne ne se doutera qu’un jour… il y eut… je fus…

 
 
 
 
 

Trouver ce fichu stage, me persuader que c’est ma dernière année de gym pour me (re)concentrer sur la musique, l’écriture, ma carrière, trouver une nouvelle voie, de nouvelles personnes (ou une nouvelle solitude ?), de nouvelles activités, m’éloigner de mon ordi (donc sous-entendu du monde proA (marrant, c’est la première fois sur ce blog que j’en parle, comme si je levais le voile avant d’esquiver ma révérence)), arrêter de vivre dans mes rêves et finir par les réaliser. De faire du « pour de vrai », dans la vraie vie, la vie ‘matérielle’. Mettre un terme à cette vie virtuelle, à ma vie de nErd.

 
 
 
 
 

Adieu, ou au revoir, à plus tard sur la plage...


 


 



 


 


 


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Jeudi 24 août 2006, 17h33.
 
‘The Nobodies’, Marilyn Manson
 
 
 
 
Humeur du moment…
 
Je ne suis qu’une moins que rien.
Je ne suis qu’une « empotée ». Tels sont les mots de mon frère.
Je n’ai « rien dans ma vie et ne fais rien de ma vie ». Tels sont les mots de Y.
Je ne « connais rien ». Tels sont les mots de mon grand-père paternel.
Je ne « réfléchis pas » et lui « prends la tête ». Tels sont les mots de LiKoRn. D’ailleurs, il a bien souligné l’autre jour que, mon attracteur étrange finalement, c’est bel et bien Filou. Je crois que Filou est l’être idéal et parfait que j’ai toujours recherché, en vain. Il était tout près de moi, trop près pour ne pas voir que c’était lui. Fut-ce un rêve qui me mette cette évidence sous les yeux.
J’en profite également pour ajouter que l’empotée a quand même refait toute la tapisserie de la cuisine, a peint les fenêtres et s’efforce à choisir de nouveaux accessoires à y mettre.
Il faudra qu’il prenne conscience du fait que l’argent ne tombe pas du ciel quand il le souhaite…
 
Parfois je crois ces personnes n’ont pas tort à dire vrai. Si elles mentaient, alors pourquoi aujourd’hui même, accablée par ces mots, aurais-je décidé de ne rien faire ? Ne pas postuler à des stages ? Ne pas amener mes CV aux boîtes (comme il était prévu que je fasse) ? Pourquoi est-ce que je ne me mets pas à mon travail ? Je ne révise pas ? Pourquoi ne fais-je rien d’intéressant ?
Rien. Je ne fais rien. Il faut pourtant que je me débarrasse des éléments qui persistent à me montrer que je ne suis qu’une moins que rien. Et je craque. Je me mets à pleurer, je m’enferme sur moi-même et abandonne.
 
Je me dis : tiens, je n’ai qu’à repartir à Paris mais non puisque mon frère désire y retourner rapidement pour ne « plus me voir ». Lui et son petit ménage, lui et ses petites poubelles bien rangées, lui et sa maniaquerie.
Tout ce que je fais est mal. Il n’a pas besoin de me le rappeler,  Maintenant je le sais, j'ai bien compris !!
 
Je fais de la gym -> la gym, c’est nul.
Je fais du foot -> le foot c’est stupide (ce qui ne l’a pas empêché d’être à fond dans la coupe du monde)
La musique que j’aime -> c’est pourri.
Ce sont tous mes : « Ah j’aime bien ! » contre ses : « Pfff, c’est trop nul, n'importe quoi ».
Toute ma vie à ses yeux n’est qu’une multitude de défauts et de choses mauvaises, stupides et moches.
Mes démonstrations de gym ou mes compétitions -> il n’a jamais assisté à une seule alors que ses copains sont venus me voir, eux.
Mon gala de l’école -> il n’a jamais voulu y venir alors qu’il est allé à celui du frère de sa copine.
Ma remise de diplômes -> il n’a pas voulu venir alors qu’il est allé à la remise de diplômes du frère de sa copine.
 
Je n’ai rien d’autre à ajouter. C’est déjà beaucoup et ça fait du bien de mettre cela noir sur blanc.
 
Heureusement que mon Filou est là.
 
 
 
Je tiens également à remercier quelqu’un qui est toujours là pour moi que j’aille bien ou que j’aille mal, il est toujours à l’écoute. Je veux qu’il sache que c’est réciproque. Malgré son caractère de cochon et son énorme tendance à être mauvais joueur, merci d’exister J., the most fuckin’ guitarist Trep’Ass has ever known.
 
 
 
   
 
 
 
 
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  Jeudi 20 juillet 2006, 01h15.
‘Comptine d’un autre été’, Yann Tiersen
 
 
 
 
 
(« Les Fleurs du Mal », Charles Baudelaire)
 
CXXXII
Rève Parisien
A Constantin Guys
 
I
 
De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n’en vit,
Ce matin encore l’image,
Vague et lointaine, me ravit.
 
Le sommeil est plein de miracles !
Par un caprice singulier
J’avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,
 
Et, peintre fier de mon génie,
Je savourais dans mon tableau
L’enivrante monotonie
Du métal, du marbre et de l’eau.
 
[…]
 
Architecte de mes féeries,
Je faisais, à ma volonté,
Sous un tunnel de pierreries
Passer un océan dompté ;
 
Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé ;
Le liquide enchâssait sa gloire
Dans le rayon cristallisé.
 
Nul astre d’ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d’un feu personnel !
 
Et sur ces mouvantes merveilles
Planait (terrible nouveauté !
Tout pour l’œil, rien pour les oreilles !)
Un silence d’éternité.
 
II
 
En rouvrant mes yeux pleins de flamme
J’ai vu l’horreur de mon taudis,
Et senti, rentrant dans mon âme,
La pointe des soucis maudits ;
 
La pendule aux accents funèbres
Sonnait brutalement midi,
Et le ciel versait des ténèbres
Sur le triste monde engourdi.
 
 

 

« Montmartre le matin », Pissaro

 

 
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