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C'est une tombe introuvable....

C'est un pélerinage sur les traces d'un passé révolu...

C'est une prière ruminée...

C'est un souvenir de bonheur intense autodestructif....

C'est un être devenu imaginaire....

C'est un ange rapidement envolé....

C'est une LiKoRn transformant une vie....

C'est une vie désormais brisée...

  Mercredi 21 juin 2006, 00h26.
 ‘Ce que je viens d’écrire est tellement peu
face à ce que tu nous as et tu nous fais vivre.’,
Je n’ai pas voulu me relire, je m’en excuse
.
A la télé, passe un film où un chien se fait piquer…

 
 
 
Mon petit bébé, ou mon petit pépé.
Par où commencer pour te décrire ?
Par où commencer pour te remercier ?
Combien de temps me faut il pour t’expliquer ce que tu représentes dans ma vie, dans la vie de notre famille puisque tu y es un membre à part entière ?
Le jour où je suis allée te choisir au chenil fut un des plus beaux jours de ma vie. Oui, je dis un car tu m’en as apporté tellement d’autres et tu m’en apportes encore tellement.
Le jour où tu es entré dans ma vie, dans notre vie, le monde a basculé. Un petit ange, un petit être divin venait d’entrer dans notre famille, en ce beau dimanche après-midi ensoleillé de février 1992.
 
Papa Maman m’ont dit : choisis !
Vous étiez tous là, tes frères, sœurs, ta maman et toi allongés. Ta maman est venue nous accueillir, nous a fait la fête au travers le grillage. J’en ai repéré un.
La femme a ouvert la grille et vous vous êtes répartis dans la cage. Je ne savais plus où était celui que j’avais choisit. On dit toujours qu’il faut prendre le premier chien qui vient vers nous. Il aurait fallu que je choisisse ta maman alors…
Et toi tu étais là. Etait-ce toi ou non celui que j'avais repéré, je ne le saurai jamais, mais je me dis que oui, je ne m’étais pas trompée. Tu étais un des plus éloignés, dos à nous, mais tu avais ta tête tournée vers nous.
Tu devais être bien là, avec toute ta famille à paresser et jouer toutes les journées.
Et je t’ai désigné. Nous allions t’arracher à ta famille.
La femme t’a attrapé. Je tremblais. J’allais recevoir dans mes mains un être qui allait devenir le centre de notre famille.
La femme t’a placé dans mes bras et là, nous ne bougions plus tous deux. Tu t’agrippais à mon blouson. Tu avais les pattes arrière qui entouraient ma taille et les pattes avant sur une de mes épaules. Tu voyais donc tout ce qui était dans mon dos. Je n’osais pas bouger pour ne pas te brusquer ni te vexer. Tu tremblais.
Après avoir rempli quelques papiers, notamment celui qui nous indiquait que tu étais né le 28 décembre 1991, la femme nous a dit : C’est comme le chien de Tintin.
Nous montâmes dans la voiture. Je ne bougeais toujours pas, toi non plus. Nous venions de t’arracher à ton paradis.
Arrivés à la maison, Dav’ et AS ont cru que je tenais une peluche dans mes bras. Mais non, nous avions : UN CHIEN ! Depuis le temps que nous le réclamions. Papa voulait un Yorkshire… et bien non, c’était un Fox Terrier Ratier…
Comment allons-nous l’appeler ? Et bien dis-je, puisque Tintin a le même pourquoi ne pas l’appeler Filou comme le chien de Tintin ? Ce fut une bonne idée. Tout le monde fut d’accord.
Inutile de remarquer que le chien de Tintin s’appelle Milou et non Filou. Mais tant mieux, puisque ce petit chiot est un véritable Filou.
Je crois qu’il a vomi à l’arrivée, après son premier voyage en voiture.
Ce sera Filou. Notre bébé qui sentait le lait… Même en changeant les « b » en « p », il sent de nouveau le lait, notre petit pépé.
Entre bébé et pépé, il y a 14 ans… 14 ans d’amour et de confidences.
 
Un être magnifique comme il n’en existe peu.
Tricolore : noir, blanc et marron (qui a éclairci au fil du temps). Poils ras, petite queue, yeux naturellement maquillés qui lui donnent un aspect d’yeux bridés, yeux verts magnifiques, petite bouille expressive, flamme blanche entre les deux yeux, petites oreilles toutes douces et qui sentent le parfum de maman quand elle part au travail.
Filou est une peinture sur pattes. Il est une oeuvre d'art vivante.
 
Tu as toujours été là pour moi, je t’ai toujours tout raconté. Tous mes moments de déprime, de grande tristesse et de grande solitude, tu les as portés. Tu as toujours gardé mes secrets. Je t’ai même confié ma vie. Je te dois tellement.
Surtout en 2002. J’en suis venue à imaginer que si tu disparaissais, je disparaîtrais à tes côtés. Je t’ai raconté tout de ma vie. J’avais de longues discussions avec toi le soir puisque je ne rentrais à la maison que pour te voir et pour te parler. Il fallait que je rattrape un an sans te voir au Japon.
Mais je suis là moi aussi pour toi. Nous sommes tous là. Je suis prête à tout pour toi. J’étais prête à me mettre à ta place sous la cravache quand papa te faisait du mal pour rien comme un fou. J’ai risqué me faire frapper et disputer pour être allée te chercher le matin ou dans la journée quand papa te battait et te faisait souffrir inutilement. Je pleurais en silence dans ma chambre et faisais semblant que tout allait normalement.
Pauvre petit bonhomme…
Pauvre petit père…
Petit bibiche, bichounet.
Mon bibiphoque.
Et quand il souhaitait te punir et te laisser dehors seul attaché en laisse en plein hiver, j’allais dehors avec toi pour ne pas te laisser seul et te réchauffer dans mon blouson au risque de me faire disputer là encore.
 
J’aimais que tu viennes me chercher à l’école, à la gym, au conservatoire.
J’aimais que tu dormes dans mon lit, sous ma couette que tu me pousses de mon lit la nuit pour prendre ma place que tu prennes toute la place sur mon oreiller, que tu me réveilles le matin, que tu guettes le moindre clignement de nos yeux le matin dans la caravane pour nous faire plein de léchouilles et pour demander à sortir.
J’aimais te voir galoper dans le jardin à une vitesse folle.
J’aimais te voir faire des bonds de plus d’un mètre pour attraper une balle ou du chocolat.
J’aimais que tu sautes dans tous les sens quand on te disait : « tu viens jouer au foot ? » ou « Tu viens te promener ? » et tu attrapais ta laisse et te traînais en laisse tout seul.
J’aime quand tu joues avec mes affaires, que tu fais ton petit voleur, ton petit chenapan, que tu joues avec ma peluche Miquette (ton amoureuse) ou Chipette, j’aime quand tu fais ton Filou.
J’aime quand tu fais ta star et que tu poses pour les photos ou au contraire tu détournes la tête exprès, las des flash.
 
Dis, tu te souviens quand on n’avait pas encore de laisse, on t’avait un jour emmené à la forêt, tu étais tout fou, tu faisais la fête à tout le monde, tu nous aurais abandonné et toutes ces odeurs et ces petits animaux te rendaient encore plus foufou.
Et puis il y a eu un petit garçon avec son papa. Il est venu vers toi. Il a mis ses doigts sur tes pommettes et les a caressées en les soulevant. Tu ne disais rien. Il te découvrait. Il caressait tes traits noirs de maquillage/bridage aux coins de tes yeux.
Il m’arrive de te le refaire…
 
Tu n’aimais pas nous voir partir à l’école le matin. Tu aurais voulu un petit cartable toi aussi sur ton petit dos, mon poussin.
 
Et puis tu es soudainement devenu le seul animal de la maison : Riri-Fifi-Loulou-Netnet-Rifilounet. Nous ne sommes pas 5 mais 6 dans la famille. Ton prénom est sur les enveloppes des lettres que nous recevons ou que nous nous envoyons.
 
Tu te souviens quand je t’emmenais au stade à côté l’été 2002 ? Je t’y amenais en laisse, je t’attachais sur le banc des remplaçants du terrain de foot et moi j’effectuais 5 tours du terrain. Pendant chaque tour, je te voyais assis, sur le qui-vive à me suivre des yeux. A chaque tour qui me faisait me rapprocher de toi, tu essayais de courir avec moi.
Après mes tours, je te lâchais un peu sur le stade, tu courais, tu étais aux anges, mon petit ange.
Pareil que les retours de voyages. Tu entrais dans le jardin et te mettais à courir.
Tu étais le maître du jardin : aucun chat ni oiseaux n’osaient s’y aventurer, tes poils se hérissaient et tu grognais et aboyais.
 
L’été 2003, je t’ai peu emmené avec moi. Ta patte arrière gauche confirmait qu’elle avait un problème.
La patte arrière gauche, puis la droite… Paralysie de l’arrière train (mais tu as toujours tes réflexes).
Ce soir, maman m’a dit au téléphone que tes pattes avant allaient de pire en pire.
Mon petit chéri qui vient du ciel. Un jour, je sais que tu iras en terre, mais c’est pour mieux retourner au ciel.
Comme je te l’ai expliqué ce week-end, on se retrouvera, je t’ai promis que l’on ne t’oubliera jamais et je t’ai fait promettre que toi non plus.
 
Profitons encore d’être encore ensemble.
Tu es le point central de la famille. Tu restes encore, tu résistes car tu sais que sans toi, plus rien ne tient debout. C’est TA maison ici. Qu’allons nous devenir sans toi ?
Je pensais que tu serais là tout au long de ma vie. J’ai du mal à imaginer que je vais devoir continuer un jour sans toi. Je ne connais plus la vie sans toi.
A tel point que je rêve souvent de toi et dans mes rêves tu es humain, et tu me prends dans tes bras, enfin tes pattes.
Reste aussi longtemps que tu le peux et le veux, nous sommes à tes côtés mon bébé.
 
 
 
 
Je t’aime tellement mon Filou...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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  Mardi 13 juin 2006, 15h34.
 
‘Si Maman Si’, France Gall/Michel Berger
 
 
 
 
 
« Le prologue :
Antigone, c’est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu’elle va être Antigone tout à l’heure, qu’elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu’elle va mourir, qu’elle est jeune et qu’elle aussi aurait bien aimé vivre. Mais il n’y a rien à faire. Elle s’appelle Antigone et il va falloir qu’elle joue son rôle jusqu’au bout…
 
[…]
 
Créon :
Marie-toi vite Antigone, sois heureuse. La vie n’est pas ce que tu crois. C’est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-la. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu’on grignote, assis au soleil. Ils te diront tous le contraire parce qu’ils ont besoin de ta force et de ton élan. Ne les écoute pas. Ne m’écoute pas quand je ferai mon prochain discours devant le tombeau d’Etéocle. Ce ne sera pas vrai. Rien n’est vrai que ce qu’on ne dit pas… Tu l’apprendras toi aussi, trop tard, la vie c’est un livre qu’on aime, c’est un enfant qui joue à vos pieds, un outils qu’on tient dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. Tu vas me mépriser encore, mais de découvrir cela, tu verras, c’est la consolation dérisoire de vieillir, la vie, ce n’est peut-être tout de même que le bonheur. »
 
"Antigone", de Jean Anouilh (repris de Sophocle).
 
 
 
 
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  Mercredi 24 mai 2006, 18h29.
 
‘Hello’, Evanescence :-(
 
 
 
 
 
 
Il y a quelques paroles de chansons jugées ‘ridicules’ qui ne sont pas si anodines que ça finalement. La nouvelle génération ne doit pas connaître… Ils ont loupé quelque chose. Vous pouvez rire ou dire ce qu’il vous plaira, mais quand j’écoute ces chansons, elles me font du bien car je me dis qu’un jour j’y ai cru. J’ai cru au bonheur, j’ai cru que le monde était beau, j’ai cru que la vie était belle, j’ai cru qu’il était bon vivre, j’ai cru au merveilleux, j’y ai cru…
 
 
 
« Au pays de Candy comme dans tous les pays, on s’amuse, on pleure, on rit, il y a des méchants et des gentils. Et pour sortir des moments difficiles, avoir des amis c’est très utile, un peu d’astuce, d’espièglerie, c’est la vie de Candy. Mais elle rêve et elle imagine tous les soirs en s’endormant que le petit prince des collines vient lui parler doucement. Pour chasser sa tristesse elle cherche la tendresse, câline et taquine, toujours jolie, c’est Candy, Candy ».
Au Pays de Candy.
 
(Je ne suis jamais sortie des moments difficiles puisque avoir des amis est très utile… Et je rêve encore que le petit prince des collines vient me parler doucement)
 
 
« C’est mon ami Bibi, quel beau bibifoc, il est super gentil comme un bébé phoque, quand j’ai besoin de lui, j’appelle bibifoc, si son bip-bip fait bop, il fonce droit dans la vie. Bibibibibibibibifoc dans l’Antarctique, le roi des phoques, Bibibibibibibibifoc ton amitié dure comme le roc. »
Bibifoc.
 
(Mon Bibifoc à moi, c’est Filou, plus que mon chien, mon bébé, mon Bibifoc…)
 
 
« Emporte moi dans ton rêve, j’veux m’envoler avec toi dans le ciel, que les grands vents nous enlèvent pour nous guider là où la vie est belle, tellement plus belle. Tous les soirs quand je m’endors dans mon grand lit, je ferme les yeux et je pars loin d’ici, dans ma tête y’a des tas d’histoires si jolies, je suis la seule à y croire mais tant pis. Je rêve d’un autre monde couleur paradis, tout plein de personnages si drôles et si gentils, le matin au réveil je n’ai qu’une envie, que tout soit pareil ici pour la vie ! ».
Le magicien d’Oz.
 
(Je n’arrive plus à rêver depuis plusieurs années…)
 
 
« Toi, enfant de la terre écoute moi, toi qui as le secret du Shagma. Dans toutes les strates et les mondes engloutis, suis Spartacus, Bob, Rebecca. Ô vous, enfants de lumière suivez moi, vous qui connaissez notre passé, vers Arcadia vers les mondes engloutis, pour nous sauver la vie. Suis, les mondes engloutis jusqu’au creux de la terre, enfant va et vole avec nous au fond des univers. Enfant suis les mondes engloutis jusqu’au creux de la Terre. »
Les Mondes Engloutis.
 
(Mon frère, ma sœur et moi-même, enfants de la Terre et de lumière n’avons toujours pas le secret du Shagma…)
 
 
« Enfant du soleil, tu parcours la terre, le ciel, cherche ton chemin, c’est ta vie c’est ton destin. Et le jour la nuit, avec tes deux meilleurs amis, à bord du grand Condor, tu recherches les cités d’or. Ahhhh, Esteban, Zia, Tao les cités d’or. »
Les Cités d’Or.
 
(Mon frère, a gardé contact avec les enfants du soleil …)
 
 
« Bonjour, je suis l’ours Gabby, tu sais, l’ours des p’tits malins, c’est moi. Gabby, Gabby, Gabby, Gabby, Gabby, l’ami, l’ami, l’ami, des tout petits,viens me raconter des contes de fée, Eromu aimons nous pour s’amuser, Gabby, Gabby, Gabby, Gabby,Gabby, l’ami, l’ami, l’ami, des tout petits, tourne le bouton, le bouton tout rond et je chanterai des chansons. Si tu es triste, que tu as un gros chagrin, tu sais qu’il existe chez les p’tits malins, un ours aimable, gentil et câlin, à l’abri dans ton cartable je serai ton copain »
Les P’tits Malins.
 
(Gabby l’ours des p’tits malins est resté dans le cartable de ma sœur…)
 
 
« Clémentine, quand tu fermes les yeux, tu devines le merveilleux, Clémentine prends nous dans ta bulle bleue, tant ici c’est dangereux. […] Allons ensemble nous promener et faire le tour du monde sans nous presser, il y’a tant d’amis qu’on a envie de rencontrer, Clémentine va nous guider ».
Clémentine.
 
(La bulle bleue a dû se percer et je n’ai toujours pas retrouvé le trou pour la réparer…)
 
 
 
 
 
 
 
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Vendredi 12 mai 2006, 15h07.
 
‘J’ai un problème’, Sylvie Vartan & Johnny Halliday
 ‘Comme d’Habitude’, Claude François
 

 
 
07h45. Comme quasi tous les matins de la semaine je suis mal, moitié réveillée par quelque chose qui me tire de mon sommeil, quelque chose qui vient de loin, quelque chose de strident, à se taper la tête contre les murs. Le conscient me rattrape : je me réveille et dans un énorme effort, j’ouvre les yeux vers mon réveil. Le marteau-piqueur m’indique que je me suis encore couchée trop tard : je paye. Il est toujours aussi matinal lui. Ça durera environ une heure encore. J’ai les larmes aux yeux de rage : depuis bientôt trois ans !! Trois ans de marteau piqueur les matins où je peux faire grâce matinée ! Trois ans de réveil brutal, trois ans de cassage d’oreilles, trois ans de fatigue continuelle tout au long de la journée à cause du réveil brutal.
Je finis par me rendormir.
08h45. Je me réveille de nouveau. Les pleurs rattrapent les larmes. Je n’arriverai jamais à dormir, je n’arriverai jamais à trouver un endroit silencieux ! Les cris du bébé d’à côté m’indiquent qu’il est presque 09h00. Oui, il est 09h00 car voilà sa mère qui entre et qui lui parle à tue-tête. Je ne frappe plus sur le mur, plus la force.
 
Je me lève difficilement après 11h00. La journée commence encore super bien.
Premier réflexe après avoir posé le pied à terre : l’ordi. L’allumer et allumer Internet.
La journée peut commencer. Enfin, si on peut appeler ça une journée.
La larve va se mouvoir dans l’espace pendant les 15 prochaines heures.
 
Ma tête mettra plusieurs heures avant d’émerger et ne plus tourner.
Mon acouphène bourdonne plus que jamais.
Je reste sur l’ordi. Internet rame, comme d’habitude (ou mon ordi ?).
J’ai la flemme de bouger.
Je mate mes mèls : réponse de stage négative, une autre puis une autre puis une autre puis encore une autre puis… ah tiens là c’est au tour d’une réponse négative pour un groupe de zik, c’est original ce matin.
 
12h00. Les pompiers et leurs sirènes n’en finissent plus de tinter ! Le bruit, le bruit, du bruit, du bruit, le vacarme... Je deviens de plus en plus folle.
Je regarde passer les heures sur mon réveil. Encore 06h avant la gym ou avant le soir et les programmes télé. Je mets mes boules quiès pour m’enfermer dans mon monde. Je n’entends pas les discours pathétiques de la rue, ni les vrombissements du métro ni quoi que ce soit : rien.
 
Il est 14h00. Je suis toujours sur mon ordi. Je visite les blogs vu que je n’ai que cela à faire.
Je reçois des messages de remerciement pour avoir poster sur des blogs, des messages du style : « Donne moi l’adresse de ton blog. N’hésite pas à venir poster autant de messages que tu veux !! » J’ai que ça à faire ! Est-ce que tu postes sur le mien toi ? NON ! Alors va te trouver d’autres lecteurs.
Il t’as fait plaisir ‘mon com’ ?? Moi non.
Ça suffit, marre d’être gentille avec tout le monde, marre d’être l’aide d’autrui : le sont-ils pour moi ? NON ! J’apporte mon soutien, et les rares fois où j’en demande je n’ai pas de retour. Alors ça suffit ! Je démissionne ! J’abandonne !
Je poste, tu me remercies… ET C’EST TOUT ! On ne t’a jamais dit que ton skyblog était super prétentieux et égocentrique ? Tu veux que je poste quoi de plus au juste ? Tu es en photo partout partout partout partout partout ! Quand on te fait des compliments, tu les gardes et n’en renvoies JAMAIS !
 
Mais je lis, je poste. Non, ça suffit, j’arrête. Je perds mon temps. Mais quel temps ? Aujourd’hui, prise de décision : faire le grand ménage des contacts msn, des numéros de téléphone et de mes favoris.
 
D’ailleurs en voyant toutes les photos de ton blog, as-tu vraiment besoin de réconfort et de compliments venant de personnes virtuelles ? Si tu les croisais en ‘vrai’ je parie que tu les zapperais… Pas assez intéressants pour toi, seulement tes ‘fans’. Espèce d’égoïste, tu ne penses vraiment qu’à toi !
Je dis tu, mais c’est vous. C’est aussi nous, les blogeurs. Je ne veux pourtant pas me mettre dans le lot. Je n’ai pas mis de photo de moi le ventre à l’air ni de « moi en maillot de bain », « moi avec ma nouvelle coupe », « moi devant la web came », « hier soir j’ai mangé une pomme », « demain je m’achète mes sandales », « aujourd’hui je vois mes amis et j’ai eu un exam de philo », « plein de bisous pour vos com’ qui me font trop plez’ »…………..
 
C’est pitoyable : bienvenue dans le monde des blogeurs, bienvenue dans le monde des personnes à l’égo démesuré, qui ont besoin de se faire admirer, de se faire aimer encore plus, bienvenue sur skyblog et blog-à-gogo, bienvenue dans la génération staracadémy où le succès est accessible à n’importe qui, n’importe où, n’importe comment. Bienvenue sur le sofa pour une séance de psy virtuelle.
 
Ah et au fait, si j’écris cela c’est que je sais que de toutes les façons tu ne viendras JAMAIS lire ce blog. Rien que la longueur du texte, sans illustration, ni paillettes ni cancan te repoussera si par mégarde tu te retrouves dessus.
 
18h00. Je n’ai pas vu la journée passer. Rien qu’à écrire ce que je viens de mettre, je suis énervée.
Si je sors dehors, les racailles seront encore en bas à m’interpeller : j’en ai marre, on ne se connaît pas alors ne me parle pas !
 
19h00… 20h00… 21h00…. Tiens, c’est l’heure de Bataille et Fontaine….. 00h00, changer de chaîne….. 02h00, bon, je te dis que je vais aller me coucher, désolée, j’en peux plus de te donner des conseils de drague virtuelle pour ce soir via msn, je n’ai plus d’idée pour t’aider. Ça fait plus d’un mois que cela dure, que je PERDS mon temps à essayer de te remonter ton moral à toi, ô contact inconnu.  Et moi, t’as pas une idée pour me sortir de mon ennui ? Merci pour ton habituelle réponse muette. Bonne nuit quand même.
Ce soir, j’aurai l’audace de cliquer sur : Supprimer et bloquer ce contact… encore un autre….
 
03h00, il faudrait peut-être que j’aille au lit. Ce n’est pas en me couchant à des heures comme celles-là que je pourrai me décider à utiliser une journée complète pour faire des choses intéressantes, constructives…
Ah mais j’oubliais. Pas besoin de mettre mon réveil demain, le marteau-piqueur se chargera GENTIMENT de me réveiller EN DOUCEUR.
 
 
 
 
 
 « Et dire qu’avant j’avais été quelqu’un de gentil c’est fini ! Baise les gens ! […] Les bribes de leur vie pathétique qu’ils hurlent au travers de leur téléphone portable me donnent envie de me trancher la jugulaire en leur criant ‘Buvez mon sang il est contaminé !’ ils me sortent tous par les yeux ! »
‘Baise les gens’, Klub des Loosers.
 
 

 
 
 

 
 
 
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  Mercredi 26 avril 2006, 17h45.
 
Je viens de m’apercevoir que
j’ai mentionné plusieurs fois des chansons
que j’ai ponctuellement écouté et
rarement les plus ‘régulières’.
Alors rien que pour le rentre-dedans :
‘Thrift’, The Spooky Kids (Marilyn Manson)
‘Blind in darkness’, Diary of Dreams
‘Drudenhaus’, Anorexia Nervosa
‘From the Cradle to enslave’, Cradle of Filth
‘The unforgiven’, Metallica
‘Hollow’, Pantera
‘Venus in fear’, Christian death
‘Worlocked’, Skinny Puppy
'Lullaby', The Cure




 
 
 
 
 
 
 
 
Et ça tombe bien puisque qu’aujourd’hui je vais parler de musique. (Et bien en ce moment, mon blog fonctionne tous les jours…).
Je vais parler de musique surtout en réponse à ces incompréhensions et/ou rumeurs de ces derniers jours : NON ! Je n’arrête pas la musique !
J’ai seulement besoin de faire une pause, surtout depuis les prises de têtes inutiles de ces derniers jours.
Et puis j’ai d’autres choses en-dehors comme la gym et plus récemment le foot féminin.
Et je tiens à rassurer certaines personnes : ce ne sera l’histoire d’encore quelques jours !
Bé oui ! Mon hyper-motivation de cet été est bel et bien retombée le temps que les autres suivent…
De plus mes 12 ans de conservatoire de peuvent pas tomber en ruine du jour au lendemain !
Et j’ai survécu à mes pleurs de l’année dernière : bien oui exactement, après chaque répèt’, je rentrais en pleurant à cause du fait que nous étions lamentables.
Mais je me suis relevée ! On les a fait ces concerts purée de punaises : bon, heureusement que l’apéro avait eu lieu avant, ça évitait de trop entendre les loupés, mais on s’est amusé !
 
Et puis on a commencé des compos ensemble et on a trouvé beaucoup de compromis alors je dis : les « Bisounours » ne sont pas morts non ! Ils ne ressuscitent pas : ils se réveillent ! Place aux « Trep’Ass » !!
 
Ah zut ! On n'a aucune photo de nous tous !!!
 
 
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