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C'est une descente aux enfers...

C'est un long chemin de deuil....

C'est une tombe introuvable....

C'est un pélerinage sur les traces d'un passé révolu...

C'est une prière ruminée...

C'est un souvenir de bonheur intense autodestructif....

C'est un être devenu imaginaire....

C'est un ange rapidement envolé....

C'est une LiKoRn transformant une vie....

C'est une vie désormais brisée...

 

 

 

     Je voulais te dire que j’ai beau me tourmenter le cerveau et retourner les solutions possibles dans tous les sens : je ne trouve plus ! Comment te faire comprendre que j’ai besoin d’exister pour quelqu’un, que j’ai besoin d’attention ? Je pensais pourtant te l’avoir dit assez de fois pour que tu puisses comprendre. Mais la situation n’évolue pas. Tu restes enfermé et borné dans tes pensées. J’ai pourtant tout fait pour t’en tirer : les sms, les lettres écrites… Celles-là, je n’en ai reçu AUCUNE de réponse. Seulement une pour m’indiquer tu sais quoi. Tu m’infliges d’oublier ce que nous avons vécu. Non, je ne peux pas et ne veux pas. Je n’arrive pas à me sortir de mon trou : j’en conclus que je dois être comme P., condamnée à vivre seule, au moins pour ne pas reproduire ce que mes parents ont fait. Je ne suis pas normale, tu me l’as assez répété. Maintenant je l’ai compris. Mais n’est-ce pas quelque chose de normale d’attendre de recevoir de temps en temps un petit Texto gentil ou une lettre ‘pour faire plaisir’ ? D’ailleurs c’est pour cela que je ne prends même pas la peine de t’écrire ces quelques lignes soûlantes pour ta personne à la main, même si je préfère quand même ce moyen de communication. Mais bon, je m’adapte à ton langage ! Après avoir longuement réfléchi, j’ai trouvé une explication : ce n’est pas parce que tu es là que je ne sens pas ta présence, c’est simplement parce que je me sens seule, c’est tout. Je me suis toujours sentie seule d’ailleurs, je pensais même qu’en étant officiellement avec toi, je ne le serai plus. Ce n’est apparemment pas le cas. Tous les liens que j’ai pu créer avec des humains depuis l’année dernière me rendent plus morose que lorsque j’étais seule physiquement. Peut-être n’est-il pas dans mon bien naturel de m’entourer de personnes… Dans ce cas, tu ne peux rien pour moi, même si j’ai tant espéré que tu me sauves : ça doit être vraiment trop lourd pour tes frêles épaules. J’espère que ce mèl ne t’étonne pas. J’ai trouvé les poèmes que je t’ai adressés : j’en ai trop fait ! Et en plus avec si peu de retour !!! Comment ai-je pu supporter tout cela jusqu’à maintenant ? Depuis le premier jour où je t’ai vu, la première fois que je t’ai embrassé (non, moi je n’ai pas oublié que j’ai dû t’embrasser pour en être là aujourd’hui !) j’ai toujours espéré que tout marche pour le mieux et le plus longtemps possible (soit l’éternité) entre nous : tu croiras ce que tu voudras mais je sais ce que j’écris. Désormais, je n’attends plus de toi que tu me dises ce qu’il y a de bien chez moi et pourquoi tu restes avec moi puisque toi, l’être si normal et adulte, tu ne saurais trouver les mots pour ne pas dire : ‘l’habitude’ car tu sais que les pas que tu suis sont ceux de ton père et que pour fabriquer ta petite vie tranquille le jour de tes 25 ans, tu auras besoin de quelqu’un sans problèmes mentaux, dévoué et adaptable à toi. Et je sais que, depuis le jour où tu m’as fait part de ces intentions futures, même si j’ai eu envie de te répondre : « Acceptes que ce soit moi » malgré nos quatre jours de liaison, tu voyais à travers moi ou au-dessus. Ton futur n’était déjà pas moi à mon grand regret et tu le sais. Je n’ai pas saisi la chance que tu me laissais au bon moment. Mais me l’as-tu réellement donnée cette chance ? Je m’aperçois que j’ai beaucoup écrit, donc je t’ai encore beaucoup saoulé. Tu as raison, écrire de la sorte ses tourments n’est pas une réaction habituelle chez l’être humain normal. Peut-être devrais-je suivre une thérapie pour malades légèrement (?) atteints, voire une thérapie médicamenteuse… Au moins, il serait bon de mettre un nom sur la maladie qui me tourmente depuis si jeune et faire fuir mes ‘fantômes’ comme tu m’as dit très justement la semaine dernière. Mais à quoi bon puisque cela ne te ferait pas (ré)agir ?! Ce serait pour mon bien et celui de ma famille tu me répondras. De toutes façons, je m’égare à nouveau puisque je venais juste de te rassurer que j’allais conclure ma lettre incessamment sous peu. Donc me voilà arrivée au bout de ma réflexion de ce soir (cette nuit) pendant que tu profites de ta vie à merveille (comme tu sais si bien le faire… encore sans moi…) à Pampelune. Peut-être ai-je besoin de plus d’attention que tes conquêtes passées et que, venant de ta part, je ne le mérite pas, ou alors tu n’oses pas m’avouer que tu n’as pas les bras assez longs et forts.

 

 

 

« Nous sommes tous tordus et infirmes. La plupart d’entre nous s’évertuent vainement à dissimuler aux autres leurs ridicules et autres bizarreries. Notre souffrance est transformée par une alchimie de l’âme en dépendance à la drogue, ulcère, infarctus, haine, et même guerre. Mais de rares individus, qu’on pourrait appeler les anges, entrent à l’improviste dans nos vies pour nous aider à cesser de nous fuir. Assis là […], nerfs à vifs et seul, je savais au moins que j’avais eu la chance d’en croiser un sur ma route. » 

Keith Ablow, « L’Amour à Mort »

 

 

 

J’espère t’avoir apporté quelque chose dans ta vie déjà très pleine et comblée.

De mon côté, c’est plus qu’un ange que j’ai croisé en toi, c’est une LiKoRn…

 

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Samedi 9 juillet 2005, 12h25.
 
« Un peu seul » Klub Des Loosers


 
 
 

Je suis rentrée à la maison hier soir. Je ne suis pas allée à la gym, car j’ai décidé d’en faire moins pour perdre des muscles et gagner quelques centimètres. J’étais effrayée de rentrer si tôt : j’avais peur d’être tentée par me goinfrer. Maman, elle, était toute contente. Je vais pouvoir faire des câlins à mon Filou… Que vais-je faire de mon week-end encore ? Lui est en Espagne, il s’amuse bien… Moi je suis sur mon lit, je m’ennuie et me morfonds : je suis seule. Si j’ai le malheur d’avoir quelque chose à faire, il me le reprochera, notamment les adjectifs que j’aurais employés pour décrire ce que j’ai fait. Je m’attache à de petites choses en me répétant que demain, tout changera et que j’irai mieux : j’ai déjà 24 ans et demi… Je me suis refait ma couleur noire dans les cheveux et me suis faite placer un strass sur une canine. J’ai fait ma trouillarde pour mon piercing au nez. Je souhaite devenir quelqu’un, une autre ou moi-même je ne sais pas. La journée commence bien : moi qui ne réponds que très rarement au téléphone, ce matin j’aurai mieux fait de ne pas décrocher car aucun numéro n’était affiché. Papa sort Filou dehors, maman est au travail, David encore à Paris et Anne-Sophie aux States. La nouvelle sonnerie m’a intriguée et c’est pour cela que j’ai répondu. Une petite voix au bout qui me dit : « Allo ? Heu, c’est Manuela P. ». Petit blanc, moi : « Oui ? » blanc… Elle ne sait pas quoi répondre. Elle bafouille, mon « oui » la met mal à l’aise car sous-entend : « tu veux quoi ? » et elle : « heu… c’est Anne-Sophie ? » moi : « non, c’est MM. Tu vas bien ? (pour paraître un tant soit peu sympathique) ». « Oui….blablabla ». Elle voulait me rappeler que ce midi, si nous voulions tous les trois venir à l’invitation qu’ils avaient lancé à mes parents pour ne pas rester seuls à la maison, nous pouvions. « Oui, merci c’est gentil, j’y penserai » lui répondis-je: elle insiste. Comme elle sait que mes parents ne peuvent pas venir et que mon frère et ma sœur ne sont pas là, je peux y aller pour ‘ne pas rester seule’, comme les Zenfants de huit ans quoi. Mais pourquoi ai-je répondu à ce téléphone ? Pour entendre sa sœur Sandra parler pendant des heures d’elle, que d’elle, encore d’elle de ce qu’elle fait de ce qu’elle veut faire, se vanter sur ses études et ce qu’elle veut et va devenir, de ses performances dans ses loisirs, nouveaux Zamis (petit copain ?)… Peut-être qu’au moment où je lui dirai au revoir elle me lancera : « au fait, toi tu fais quoi, tu en es où ? », et elle m’aura tellement saoulée que je répondrai une phrase simple sur un air blasé qui ne lui donnera aucune envie d’en savoir plus. Tant mieux, je ne veux plus avoir à faire avec les personnes de mon lycée. Ils sont catho chez Sandra ? Tant mieux, je m’y rendrai avec mes vêtements noirs, mes pics au poignet, ma croix renversée ras cou, mes news rock aux pieds, mon faux piercing à la lèvre et mes paupières, lèvres et ongles peints de noir.
 
Je me suis inquiétée pour rien finalement, nous n’irons pas. Je serai seule jusqu’à 15h30 cet après-midi. Seule avec mon Filou, mon ordi que je n’arrive pas à connecter sur le net et ma musique. Que vais-je faire ? Je n’ai pas envie de commencer mon rapport de stage. Je vais écrire… Ecrire des poèmes ou des lettres… Ma basse est à Paris, dommage, j’aurai voulu en faire. Je vais donc pouvoir chanter à tue-tête (excuse-moi mon Filou pour tes petites oreilles), mettre ma musique à fond et… Non, pas mon rapport, je suis démotivée là. Je descends déjeuner avec mes parents, même si cela ne fait que 3h que j’ai avalé mon petit déjeuner. J’y vais pour me retrouver ‘en société’ un peu. Je m’assois, mon père part devant les infos, ma mère finit vite pour se mettre sur l’ordi. Je me retrouve de nouveau seule… Filou me réclamant des petits bouts. Je mange, puis avale, puis me ressers, encore et encore. Je partage tout avec mon Filou. Je garde les choses les plus claires et lui laisse tout le reste (la majeure partie de mon assiette en soi). Je viens donc de trouver comment m’occuper cet après-midi : Filou sera sur mon lit, la musique de mon ordi ‘crachera’, je chanterai à m’égosiller en effectuant les 100 pas entre ma chambre et… les toilettes, où la cuvette accueillera ma figure et ce que ma gorge et mon estomac auront à lui offrir. Maintenant, j’ai hâte que mes parents s’en aillent. J’ai hâte d’assister à ce spectacle. Ce sera mon occupation de cet après-midi. Quand j’irai chercher mon frère, je redeviendrai alors normale. Je serai sur mon rapport, le lecteur Windows média diffusant ma musique comme une berceuse malgré la violence des sons et paroles. Je sourirai : je vais bien, tout va bien. Mon copain va bien aussi, tout se passe bien pour nous, mon stage aussi. Je suis une adulte bientôt, je suis responsable. Je suis normale, avec un copain normal, une vie sociale normale et une alimentation normale. Miroir, ô mon beau miroir, ne te mets pas sur mon chemin quand je disperse de la poudre d’étoiles dans les yeux d’autrui. Enfant affamée pourtant si lourde, irritée de l’intérieur de la gorge, irritée de ce qui lui reste d’un cœur, irritée par la vie, irritée par sa vie, irritée par un manque d’amour. Oui, j’ai besoin d’attention. Notamment de ceux pour qui j’ai envie de compter un peu dans leur vie sentimentale.
 
 
 
Il est presque 16h. Encore une journée gâchée. J’en connais un qui ne gâcherait ne serait-ce qu’une heure pour rien au monde, même pas pour prendre l’avion et aller voir les personnes à qui il tient soi-disant. Ma distraction, comme d’habitude sera la sortie à Auchan de ce soir. Je m’y préparerai, comme les vieux. Je me maquillerai et m’habillerai, bijouterai… Comme les vieux… Je suis déjà vieille… De plus en plus je m’aperçois de l’âge que j’ai : non, je ne retournerai jamais en arrière, non je ne rattraperai pas le temps perdu comme je l’ai souvent cru. Mais qu’ai-je fait, satan, pendant toutes ces années ? N’étais-je qu’un bourgeon cherchant à éclore ? Mais j’ai mis trop de temps à sortir de mon cocon, et maintenant que je suis à peu près un papillon, personne n’est là à ma sortie pour m’accueillir car tout le monde est parti, ils se sont déjà tous envolés.
 
 
 
Comment ai-je pu perdre mon temps comme cela ? Passer mes journées assise sur le balcon de ma fenêtre, à rêver de voir arriver mon preux chevalier, à écrire dans un carnet les mots, les phrases qui me venaient à l’esprit, les notes de musique qui m’inspiraient et à lire des poèmes et recueils que j’aimais. Puis je rentrais dans ma chambre, et retournais dans mon obscurité, les volets à moitié clos, ma petite lumière de bureau me criant : « travaille sinon tu n’iras pas à la gym », et mes rêves s’effondraient, emportés par un opéra lyrique qui passait à la radio. Le Japon, le pays qui m’a empêché de devenir maniaco-dépressive, mais cela sommeille en moi, je le sens. A mon retour, qu’ai-je bien pu faire pendant 5 ans ?! Je regarde en arrière et il n’y a rien à relever : une existence minable dans un corps meurtri avec de faux espoirs. J’attendais, voilà ce que je faisais, sous des apparences de bourge bien éduquée, de jeune fille intelligente, super souple, souriante, ouverte, serviable et amicale. La personne ‘modèle’ (?!) et bien non : rien de tout cela ! Quand je rentrais chez moi le soir ou le week-end chez mes parents, non je n’avais pas une vie comme tout être de mon âge. Non, MM, on ne pense jamais à l’inviter car elle doit avoir une vie riche en-dehors : et bien non, je mourrais d’envie que l’on vienne frapper à ma porte. Je n’aurais pas répondu, forcément. A ton invitation, je répondais par un petit ‘non’ timide, tout en souriant et te remerciant chaleureusement de m’avoir invitée… Je trouvais une excuse bidon…Je n’étais pas encore prête mais patience, j’allais bientôt atteindre la perfection, ma perfection, mon idéal. Mais en fait, j’espérais que tu viennes m’attraper par les cheveux pour me tirer de ma vie, me sortir de mon cocon, me forcer à franchir le seuil de ma porte, m’arracher mes bouquins de mes mains pour m’empêcher de faire semblant de réviser, barricader l’entrée du gymnase pour m’empêcher de faire semblant de m’épanouir dans ma sueur, que tu m’obliges à te suivre. Maintenant je commence à réaliser que valait ma vie à cet âge… la vie. Il est cependant trop tard. Et personne ne peut m’aider. Il est 16h15. J’ai toujours rien trouvé à faire, mis à part customiser mes plates-formes compensées japonaises. Pour quoi, pour qui, pour quand ? Ca ne sert à rien finalement, JE ne sers à rien. Je ne sers à personne, même pas à moi-même. Je sers à ma maman, pour qu’elle ait ses trois enfants, signe de la réussite de sa vie, son but. Il est 16h40, je vais aller faire un tour sur Internet et puis je me mettrai à mon rapport. Peut-être qu’entre temps, mes mains iront se poser sur le piano, si mon frère n’est pas rentré de sa promenade. Ah, trop tard, too late, il vient d’ouvrir la porte d’entrée…
Il est 22h30. Qu’ai-je fait aujourd’hui ? Rien. Ah si, j’ai surfé sur un Internet qui rame  et j’ai essayé de peindre mes chaussures en écoutant de la zik. J’ai gratté quelques notes sur la guitare à mon père puis ma mère est arrivée. Le temps que je me prépare : je me mets belle pour ma seule sortie de ma journée. On va chez Auchan. Une femme, typée gitane, grosse et petite bredouille en me croisant, dans un français incompréhensible : « Oh quelle beauté, alala, quelle beauté ». Le temps que je comprenne qu’elle parlait français, ma mère lui lance : «Bah déjà plus belle que toi ! ». J’ai compris sur le tard l’ironie de ses paroles. Dommage, c’était trop tard. Ca m'a blessé sur le coup. J’aurais eu envie de la recroiser et lui lancer : « Oh quelle obésité, oh quel français médiocre »… Mais non MM, tu es et seras toujours perdante. NON, je ne me plierai pas à leurs modes, à leur type, à leur moule, à leurs tendances. Je ne veux pas changer pour ‘paraître’. Certes, je me sens encore plus seule. Finalement, je passe au-dessus, je me sens plus qu’elle déjà et forte sur les arguments que je pensais lui lancer. Je souris : mon style est provocateur, mais c’est ça après tout que peut-être, inconsciemment je recherche : provoquer, attirer l’attention, faire réagir. J’ai réussi ce soir avec c’te pauvre bonne femme sale: alors sois-en fière! Je me sentais forte après, je me sentais MM dans toute sa splendeur, grimace aux lèvres, dégoûté du grotesque de ce monde. Un jour, j’aurai des Zamis avec qui je sortirai habillée comme je veux, sans peur de m’attirer des regards ou ennuis. D’ici là, j’attends, je patiente. Quand je serai plus grande...

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A BEBé
 
 
(lent, majeur)
Brice quand tu souris, y’a tes fossettes qui aussi rient
Je n’ai pas peur de la route, quand je suis près de toi
Tu m’as appris à sourire, tu m’as appris à vivre
Mais depuis que je suis seule
C’est comme si tu n’avais jamais existé
(accélération vers le mineur)
Tu fumes, tu bois, tu râles et tu m’oublies
Nos souvenirs à deux, tu t’en tapes et tu les jettes
O comme tu es blessant
Chacune de tes caresses est pour moi un piège
J’ai fait des erreurs je sais
Et chaque blessure que tu portes encore en toi
Je me les plante dans les veines
Parce que je souffre de ta peine
Mais n’as-tu jamais fait d’erreurs toi ?
Tu veux qu’on reste ensemble,
Tu me parles d’avenir à deux
D’accord, mais quand tu auras rangé
Tes foutues photos de tes ex,
Que tu me mets régulièrement sous le nez
Comme pour me rappeler
Que la seule je n’ai jamais été
Et quand tu m’inviteras à tes soirées
Où toi et tes potes jouez avec la drague
Puis quand tu apprendras enfin
Que la langue existe dans un baiser.
Si tu restes avec moi pour ne pas être seul
Alors je préfère partir
Plutôt qu’espérer
Te voir changer
Puisses-tu un jour regretter
Ce que tu me fais subir,
Et venir en rampant me demander pardon.
Tous mes gestes, mes mots
Tu les détestes
Tu as beau me dire le contraire
Me souffler des mots doux
Mais je n’y crois plus !
Aussi ne prends pas cette peine
Comme un mouton je te suis
Et continue à me haïr.
Mon corps, tu ne le regardes plus.
(ralentissement)
Malgré mes appels au secours
Mes signes de lassitude
Tu restes aveugle
Et me laisse couler
Vers le chemin de ma fin...   
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